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Parfums de Suisse romande pour la présidente du Chili

Michelle Bachelet (à g.) et Micheline Calmy-Rey sur le Lac Léman samedi.

(Keystone)

Au deuxième jour de sa visite officielle en Suisse, Michelle Bachelet a rencontré samedi des scientifiques de l'Ecole polytechnique de Lausanne et le patron du Comité international de la Croix-Rouge.

Vendredi, la présidente du Chili avait été reçue avec les honneurs militaires par la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey.

Au deuxième jour de sa visite d'Etat, la présidente chilienne a visité l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Elle y a rencontré le secrétaire d'Etat à la formation Charles Kleiber et le président de la haute école, Patrick Aebischer.

Michelle Bachelet s'est ensuite rendue à Genève pour y rencontrer le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger. La teneur des discussions n'a pas été dévoilée.

Une dizaine d'associations devaient en profiter pour remettre à la présidente chilienne une lettre ouverte dénonçant la politique de répression envers les mouvements sociaux au Chili.

Elles s'insurgent également contre la répression subie par le peuple mapuche - les communautés aborigènes de la zone centre-sud du Chili et de l'Argentine.

Michelle Bachelet sera encore à Genève lundi. Elle doit y prendre la parole devant la conférence internationale du travail et lors d'une réunion spéciale du Conseil des droits de l'homme.

Forte proximité

La Suisse et le Chili partagent les mêmes valeurs de justice sociale et d'équité, avaient affirmé vendredi Micheline Calmy-Rey et Michelle Bachelet.

La présidente de la Confédération a tenu à mettre en exergue les «nombreux points communs» qui unissent les deux pays.

«La Suisse et le Chili sont bien plus proches que ne le laisse supposer la géographie. Nous nous rejoignons sur des priorités politiques qui nous tiennent à cœur comme la lutte contre la pauvreté et la promotion de la justice sociale», a ainsi relevé Micheline Calmy-Rey lors de son allocution de bienvenue.

Réconciliation

Cette dernière a notamment exprimé son respect à la présidente du Chili pour sa détermination à réconcilier la société chilienne avec son passé, après les années de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

La présidente de la Confédération s'est en outre dite fière que la Suisse ait accueilli de nombreux ressortissants chiliens fuyant les persécutions, durant cette période sombre de l'histoire du Chili.

Elle a rappelé que si près de 4000 Chiliens vivaient en Suisse à l'heure actuelle, les ressortissants suisses étaient tout aussi nombreux au Chili.

Neutralité commune

Micheline Calmy-Rey a également évoqué le positionnement politique très proche du Chili et de la Suisse au sein de leurs régions respectives.

«En Amérique latine, le Chili mène une politique que l'on pourrait presque qualifier de neutre puisqu'il cherche à entretenir de bonnes relations avec tous les pays», a-t-elle dit.

Dans le domaine économique, la présidente de la Confédération a rappelé que les deux pays sont des économies axées sur le commerce extérieur mais qui désirent avant tout une mondialisation équitable.

Distinction importante

Pour sa part, Michelle Bachelet, a évoqué sa visite d'Etat comme «une distinction fort appréciée» puisque la Suisse n'octroie en principe ce statut qu'à un seul chef d'Etat étranger par année.

Insistant elle aussi sur les valeurs démocratiques qui rassemblent les deux pays, elle a tenu à exprimer sa «profonde gratitude» à la Suisse pour avoir fait preuve «d'esprit de solidarité» à l'encontre des Chiliens persécutés.

La présidente chilienne a en outre souligné les bonnes relations entre Santiago et Berne, qu'elle entend renforcer par une plus grande coopération économique.

Elle a également cité en exemple le «haut niveau de développement humain qu'a atteint la Suisse», déclarant que l'objectif de son gouvernement était de parvenir à une société plus intégrée et plus juste.

Développement économique

Michelle Bachelet a assuré que le Chili est un pays 'd'ouverture' et que son gouvernement mise sur le développement économique afin d'assurer une bonne qualité de vie à chacun de ses citoyens.

«L'accord de libre-échange de 2004 entre l'AELE, dont est membre la Suisse, et le Chili ne donne pas encore lieu à des échanges assez intenses. Ceux-ci sont pourtant en pleine expansion et nous voulons les renforcer», a encore assuré la présidente chilienne.

Multilatéralisme fort

Par ailleurs, les deux cheffes d'Etats ont indiqué avoir signé au cours de la journée un accord pour éviter la double taxation dans les transports aériens.

Elles ont également déclaré vouloir coopérer dans la lutte contre le réchauffement climatique, prenant ce domaine en exemple pour souligner l'importance d'un multilatéralisme 'fort'.

swissinfo et les agences

Michelle Bachelet

Veronica Michelle Bachelet Jeria est née en 1951 à Santiago du Chili. Elle est fille d'un ancien général de l'armée de l'air chilienne et pédiatre de formation.

Après le coup d'Etat du général Pinochet contre Salvador Allende (11 septembre 1973), son père fut détenu, torturé et mourut d'un arrêt cardiaque.

Michelle Bachelet et sa mère ont également été emprisonnées et torturées dans un centre de détention de Santiago. Relâchées, elle s'exilèrent en Australie puis en Allemagne de l'Est.

Après son retour au Chili en 1979, elle s'est engagée en politique et a fini par devenir ministre de la Santé et de la Défense.

Le 15 janvier 2006, elle a été élue présidente du Chili par 53,5% des suffrages.

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Suisse – Chili

Après que le Chili eut acquis son indépendance au début du 19ème siècle, des commerçants, des paysans et des artisans suisses sont venus s'y installer. Outre les quelque 4000 ressortissants suisses enregistrés (dont la plupart ont la double nationalité), le Chili compte également près de 60'000 personnes d'ascendance suisse.

En 2006, la Suisse a exporté des marchandises pour 196 millions de francs au Chili et en a importé pour 62 millions. Des entreprises suisses ont investi pour 1,2 milliards au Chili où elles emploient 16'000 personnes.

Dans les années 1970, la Suisse ne s'est pas montrée très ouverte aux Chiliens fuyant la dictature d'Augusto Pinochet. Entre 1973 et 1988, seuls 1800 réfugiés ont trouvé asile en Suisse.

Aujourd'hui, 3500 Chiliens vivent en Suisse.

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