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Particules fines: la Suisse en appelle à l'UE

Le ministre italien Alfonso Scanio (à gauche) et l'allemand Sigmar Gabriel (à droite) en conversation avec Moritz Leuenberger.

(Keystone)

Le ministre suisse de l'Environnement Moritz Leuenberger cherche des alliés dans son combat contre les particules fines. Il a lancé un appel à ses homologues européens réunis ce week-end en Finlande.

Mais si la Suisse souhaite introduire rapidement des normes plus sévères pour réduire les émissions de gaz, l'Union européenne semble en revanche moins pressée.

Lors de la rencontre informelle qui se déroulait en Finlande et pour la première fois en présence d'un ministre de l'environnement suisse, les représentants européens ont montré les mêmes préoccupations environnementales que la Suisse, indique Bruno Oberle, directeur de l'Office fédéral de l'environnement, présent à Turku.

Chaque pays a expliqué quel était le problème actuel qui l'inquiétait le plus. Le changement climatique est une crainte générale, selon Bruno Oberle. L'Union européenne (UE) semble également vouloir davantage exploiter les ressources naturelles. Enfin, la politique environnementale est toujours plus associée à d'autres secteurs comme les transports et le commerce.

Taxes encouragées

Au sein de l'UE, un consensus se dessine pour financer la politique environnementale en renforçant les moyens fiscaux. Le commissaire européen en charge de ce domaine, Stavros Dimas, a expliqué que «presque» tous les ministres étaient favorables aux taxes environnementales et à la suppression de subventions pouvant avoir des effets négatifs sur l'environnement.

Parmi les mesures discutées figurent l'augmentation des taxes «classiques» telles que celles sur les carburants ou l'impôt sur les billets d'avion. La possibilité de taxer la consommation d'énergie ou les matières premières a aussi été abordée.

Particules fines

Dans son exposé, Moritz Leuenberger a mis l'accent sur le problème des particules fines en Suisse. Le brouillard qui couvre le Plateau en hiver favorise particulièrement la concentration de ces émissions. Le ministre suisse a donc invité ses collègues à apporter leur soutien à la solution de ce problème.

Il espère que l'UE prendra également des mesures contre les particules fines, car «la pollution ne s'arrête pas aux frontières», a souligné Bruno Oberle. La Suisse ne veut pas faire cavalier seul dans ce domaine.

La norme euro 5, qui limite les émissions polluantes des véhicules à diesel, entrera en vigueur dans l'UE entre 2008 et 2011. La Suisse souhaite de son côté l'introduire l'année prochaine déjà, obligeant de ce fait tous les véhicules diesel importés à être équipés d'un filtre à particules.

Pour ce faire, la Confédération devra toutefois obtenir une autorisation spéciale, car elle est tenue par les accords bilatéraux à introduire des nouvelles normes en même temps que ses voisins.

Moritz Leuenberger avait annoncé en juin qu'il négocierait avec l'UE notamment dans le cadre du relèvement de la taxe poids lourds liée aux prestations (RPLP).

swissinfo et les agences

Faits

En Suisse, la valeur limite de concentration de particules fines dans l'air est fixée à 50 microgrammes par mètre cube.
L'Union européenne adopte la même limite.
Aux Etats-Unis, le taux est fixé à 150 microgrammes.

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Les particules fines

- Les particules fines sont formées de particules primaires (issues des processus de combustion, du frottement mécanique des pneus sur les routes ou des tourbillons de poussière naturels) et de particules secondaires (qui se forment dans l'air à partir de gaz).

- Les particules les plus problématiques sont celles qui proviennent des gaz d'échappement des moteurs diesel, même si des microparticules sont aussi émises par l'agriculture et les chantiers de construction.

- En raison de leur petite dimension, ces particules peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires et avoir de graves conséquences sur la santé.

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