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Vers une interdiction des bombes à sous-munitions

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon appelle 109 pays, dont la Suisse, à finaliser un accord sur un traité interdisant les BASM d'ici au 30 mai.

La conférence historique qui s'est ouverte lundi à Dublin (Irlande) s'inscrit dans le processus initié en 2007 à Oslo et n'est pas organisée sous le couvert de l'ONU, afin d'éviter le risque de veto. Elle suit en cela le modèle de la Convention contre les mines antipersonnel signée à Ottawa en 1997.

L'avant-projet discuté à Dublin proscrit l'usage, la production et le commerce des BASM, et établit une date-butoir de six ans pour la destruction des stocks.

La Coalition contre les sous-munitions (CMC) craint que plusieurs Etats ne cherchent à en atténuer la teneur, comme le Royaume-Uni. Ou la Suisse, qui posséderait 200'000 engins de type M85 et plaide pour un retrait partiel et un délai de transition.

La section suisse de Handicap International déplore que Berne ne s'engage pas davantage pour l'interdiction des BASM et rappelle que les civils représentent 85% des victimes et les enfants 23%.

De grands pays producteurs - les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan et Israël - sont absents de la conférence. Ils s'opposent à l'interdiction de ces armes qui se présentent comme des conteneurs répandant des centaines de mini-bombes sur la zone de survol. Entre 5% et 30% n'explosent pas à l'impact et menacent dès lors les populations des pays «pollués», comme le Laos, la Bosnie, l'Irak, l'Afghanistan ou le Liban.

Le document final sera soumis à la signature de tous les Etats, même ceux n'ayant pas participé au processus d'élaboration, les 2 et 3 décembre prochain à Oslo.


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