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Alain Berset: «Le retour des Rohingya doit être volontaire»

Arrivé dimanche au Bangladesh pour quatre jours, l'un des pays prioritaires de la coopération suisse au développement, le président suisse a rencontré lundi la Première ministre Sheikh Hasina. Alain Berset affirme que le retour des musulmans Rohingya qui ont fui la violence au Myanmar doit être volontaire.

Ce contenu a été publié le 06 février 2018 - 10:30
swissinfo.ch/fb avec la RTS


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C’est la première visite d'un président suisse au Bangladesh depuis son indépendance du Pakistan en 1971. Après avoir rencontré la cheffe du gouvernement Sheikh Hasina, le président de la Confédération a souligné que la situation des Rohingya dans les camps de réfugiés du Bangladesh préoccupait beaucoup son pays.

Il a également qualifié le récent accord entre le Bangladesh et le Myanmar sur le rapatriement des réfugiés d’initiative positive, tout en soulignant qu'il est «important que tous les retours soient volontaires et sûrs, et exécutés dans la dignité. » Alain Berset s'est également engagé à fournir 12 millions de francs supplémentaires pour ces réfugiés.

Près de 500 000 Rohingyas vivent depuis des décennies au Bangladesh et plus de 680 000 autres sont arrivés depuis août dernier, ce qui exerce une pression extrême sur les ressources du pays. De son coté, Sheikh Hasina a déclaré que le Bangladesh ferait de son mieux, mais que le Myanmar doit les accepter tous.


La récente augmentation du nombre de musulmans Rohingyas fuyant la Birmanie à majorité bouddhiste fait suite à une vague de répression lancée par l'armée du Myanmar en août. En novembre, le Bangladesh et le Myanmar ont accepté de rapatrier progressivement les réfugiés. Les retours devaient commencer en janvier, mais ont été retardés par des préparatifs incomplets et des inquiétudes concernant le retour des Rohingyas.

Risque de conflit régional, selon l'ONU

Une crise humanitaire également commentée ce lundi à Jakarta par le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme. «Le Myanmar est confronté à une crise très grave qui pourrait avoir de graves répercussions sur la sécurité de la région. On dit parfois que les violations des droits de l'homme d'aujourd'hui deviendront les conflits de demain. Si la crise des Rohingyas devait déclencher un conflit plus large fondé sur des identités religieuses, les disputes qui s'ensuivraient pourraient être une grande source d'inquiétude», a averti Zeid Ra'ad al-HusseinLien externe, en relevant que la crise actuelle  était le point culminant de cinq décennies de discrimination et de violence contre les Rohingyas dans l'Etat de Rakhine au Myanmar. Des accusations niées par le gouvernement du Myanmar à prédominance bouddhiste.

Régression démocratique en Asie 

M. Zeid a également exprimé sa préoccupation face à la détérioration de la démocratie en Asie alors même que les pays de la région s'enrichissent. Sous prétexte de protéger la sécurité publique, de nombreux gouvernements répriment la liberté d'expression et attaquent l'indépendance du système judiciaire et l'indépendance de la presse, a-t-il déclaré.


Avant la Corée du Sud et les JO

L'autre objectif affiché de cette visiteLien externe au Bangladesh est de renforcer les relations bilatéralesLien externe, déjà "bonnes et durables". Les échanges commerciaux bilatéraux ont presque doublé ces sept dernières années, a précisé Alain Berset. Une évolution qui devrait atteindre "de nouveaux sommets" à l'avenir.

Le conseiller fédéral doit ensuite se rendre en Corée du Sud, où il va rencontrer le président Moon Jae-in pour parler notamment de coopération économique et scientifique.

La dernière étape du voyage du président de la Confédération sera Pyeongchang, où les 23e Jeux olympiques d'hiver débutent le 9 février. Pendant son séjour, il mènera notamment des entretiens bilatéraux avec différents chefs d'Etat ou de gouvernement et des représentants d'organisations internationales.

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