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Porte de sortie pour Roger Federer à Monte-Carlo

Roger Federer

(Keystone)

En quarts de finale du tournoi ATP de Monte-Carlo, le Suisse Roger Federer a été battu par le Français Sébastien Grosjean en deux manches: 6-4, 6-3, en 1heure et 13 minutes.

Roger Federer n'a pas à rougir de cette défaite, même s'il avouait être déçu de sa prestation face à Grosjean. «Je suis triste d'avoir si bien joué face à di Pasquale, la veille, et d'avoir été aussi loin de mon meilleur niveau contre Grosjean, vendredi. Il lui a suffi d'être solide, mais c'est aussi ce qui fait de lui l'un des meilleurs joueurs du monde actuellement».

Si elle s'est achevée par une déception, cette semaine monégasque a néanmoins prouvé la capacité du Bâlois à s'adapter rapidement au jeu sur terre battue. Surface sur laquelle son seul résultat probant était jusqu'ici un 8e de finale, lors du dernier Roland-Garros.

«Je suis très satisfait de ma façon de bouger, même si j'ai parfois eu du mal à bien me placer. En début de semaine, je n'aurais jamais imaginé atteindre les quarts de finale, alors que je disputais mon premier tournoi de la saison sur cette surface.»

Federer est conscient du chemin qui lui reste à parcourir pour mieux réussir sur la brique pilée. «Mon problème, c'est que j'ai parfois l'impression que toutes les balles constituent des opportunités de conclure un point».

«Je dois absolument apprendre à devenir plus patient», analysait Federer, qui prendra part aux tournois de Münich, Rome et Hambourg, avant le grand rendez-vous de Roland-Garros.

Grosjean a été supérieur dans tous les domaines, lors de ce quart de finale. Son jeu de défense, notamment, fut remarquable.

Le Marseillais s'est également montré intraitable au service, avec 77 % de réussite en première balle. Il n'a dû effacer que deux balles de break sur l'ensemble de la rencontre, toutes dans la 1re manche. Le Français a également été beaucoup plus compact sur ses frappes de fond de court, imprimant un rythme que le Bâlois eut parfois du mal à tenir.

Federer a été cueilli à froid par Grosjean, lequel réussissait le break d'entrée. Le Bâlois s'est procuré sa première opportunité de recoller au score dans le 3e jeu, mais Grosjean la sauva d'une superbe amortie de revers. Sa seconde occassion tomba au 9e jeu, quand le Français servait pour le gain de la 1re manche. Là aussi, Grosjean ne trembla pas.

La domination du Français fut encore plus nette dans la 2e manche, dans laquelle il est parvenu à ravir la mise en jeu adverse à deux reprises, concluant la partie sur un break réussi blanc.

swissinfo avec les agences

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