Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Pour la presse suisse, l'élection de Samuel Schmid ne changera rien

Graphique RP Schmid

(swissinfo.ch)

La presse nationale de jeudi a bien sûr fait ses gros titres de l´élection de Samuel Schmid au Conseil fédéral. Dans l´ensemble du pays le constat est le même: cette élection était sans surprise et, surtout, ne changera rien à la vie politique.

Pas un journal ne s'est étonné de l'accession de Samuel Schmid au pouvoir. Il faut dire que, depuis des jours, la plupart des quotidiens avaient misé sur l'élection du Bernois. Le Parlement fédéral, fidèle à lui-même, n'a donc pas créé l'événement. Le Matin résume bien le sentiment général en faisant référence à une chanson bien connue: «comme d'habitude... »

Les analystes estiment généralement que les parlementaires ont raté une bonne occasion de transformer la «formule magique». Il faudra attendre les élections fédérales de 2003 pour espérer voir quelque chose bouger sous la coupole. Pour l'heure, la situation politique reste donc la même, ce qui permet notamment au Temps de titrer : «l'élection qui ne change rien».

Pour la presse, cet immobilisme est dû à la frilosité des parlementaires. Mais ce sont surtout les socialistes qui sont dans le collimateur. L'avis général est qu'ils ont complètement raté leur stratégie pour bouter l'UDC hors du gouvernement. Ainsi, pour le Matin, ils ont présenté une «argumentation et une stratégie cahotiques».

Le Temps s'en prend même directement au chef de fil des parlementaires socialistes: «Franco Cavalli est peut-être un grand charmeur, c'est assurément un piètre stratège».

Mais si les socialistes font figure de perdants, l'Union démocratique du centre, et plus particulièrement sa tendance blochérienne, sont dans le même cas. Pour qualifier le net rejet des deux candidats du ticket officiel, le terme de giffle ou de camouflet revient ainsi souvent, tant dans les journaux romands qu'alémaniques.

La défaite de l'UDC est donc bien réelle. 24 Heures n'hésite pas à proclamer que le parti «sort groggy du scrutin». Pour le Blick, «le Parlement a donné une leçon à Christoph Blocher et à ses partisans».

Mais si l'affront fait à l'UDC zurichoise est certain, les analystes estiment que le parti pourra continuer en toute quiétude son actuelle politique. «Le double jeu gagnant de la participation au Conseil fédéral et de l'opposition va pouvoir se poursuivre», souligne le Matin. Et pour l'Agefi, «Christoph Blocher attend le Conseil fédéral au contour».

Le Bund est finalement l'un des seuls journaux à réellement croire que l'élection de mercredi nuira à terme à la tendance majoritaire de l'UDC. «C'est en premier lieu Christoph Blocher qui doit supporter la responsabilité de ce fiasco électoral», écrit-il. Selon le grand journal de gauche, suite à cette défaite, l'UDC zurichoise devrait subir un ralentissement de son élan.

Avec toutes ces analyses sur les perdants et les gagnants, on en finirait presque par oublier le héros de l'élection: Samuel Schmid. Ce qui frappe d'abord les analystes, c'est son côté consensuel. Pour la Liberté, il s'agit d'un «gentil UDC». Pour le Temps, le Bernois est «l'UDC qui ne fait peur à personne».

Il ressort des colonnes que le principal handicap de Samuel Schmid, c'est son manque de charisme. C'est un «Ogi sans les skis» dit 24 Heures. Mais la plupart des quotidiens saluent son intelligence et sa maîtrise des dossiers. Pour le Matin, il a ainsi «des airs de Bouddha sobre et réfléchi».

Et 24 Heures de conclure: «ce qu'Ogi a fait avec son charisme, Samuel Schmid peut le faire par son intelligence et sa volonté».

Olivier Pauchard

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

×