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Pour la Suisse, les enjeux du Sommet sont élevés

Le Sommet de Genève est le premier qu'organise la Suisse en tant que membre de l'ONU.

(picswiss.ch)

Alors que les préparatifs du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) entrent dans leur phase finale, la Suisse et les Nations Unies sont sous pression.

Pays hôte, la Suisse doit organiser la sécurité et rallier le monde entier aux objectifs ambitieux du Sommet.

L’objectif de taille de cette rencontre de trois jours est de mettre sur pied un plan d’action qui permette de combler le fossé numérique et de faciliter l’accès à l’information à l’ensemble de la planète.

Mais les discussions préparatoires ont vu surgir des divergences sur des points importants, comme le financement du plan d’action, la référence aux droits de l’homme et à la liberté d’expression.

La pression monte

«Pour la Suisse, les enjeux sont de taille», déclare Julian Hottinger, politologue. C’est un domaine où la Suisse pense qu’elle a quelque chose à apporter… et elle souhaite que ce sommet soit un succès, qu’il permette de résoudre certaines des questions clés qui doivent être réglées à Genève.»

En tant que siège européen des Nations Unies, où se décident toutes sortes d’actions humanitaires, Genève est une habituée des relations diplomatiques.

Mais c’est la première fois que la Suisse accueille un sommet mondial de l’ONU et la pression monte pour que les décideurs politiques se mettent d’accord sur une déclaration finale qui soit applicable.

«En cas d’échec, tout le monde serait perdant», estime Wolfgang Kleinwächter, représentant de la société civile au sommet.

«Les négociations diplomatiques doivent faire preuve d’une certaine flexibilité et chacun doit être prêt à donner et à recevoir, tout en préservant ses valeurs», précise-t-il.

Un intérêt politique

Depuis plusieurs mois, l’Office fédéral de la communication (OFCOM) se démène sans compter pour convaincre les dirigeants de la planète de quitter les affaires courantes pour participer à ce sommet de trois jours.

Au moins 62 chefs d'Etat des 135 pays prenant part au SMSI ont annoncé leur présence. Mais Julian Hottinger prévoit que les conflits internationaux, comme l’Irak et le Proche-Orient, ne vont pas faciliter les choses.

«Les dates sont fixées depuis longtemps et ce projet de longue haleine se présente à un mauvais moment, déplore-t-il. Les tensions politiques occupent les esprits, qui peuvent avoir l’impression qu’il y a plus urgent à faire.»

Mais Maurice Strong, expert canadien du Sommet, qui a conseillé la Suisse pendant les travaux préparatoires, est convaincu au contraire que le moment ne pouvait pas mieux tomber.

«L’âge de l’information, ou du savoir, est en train de devenir la base de notre civilisation», affirme-t-il.

«Cette conférence n’est pas seulement importante, mais elle tombe à pic… C’est l’occasion ou jamais d’ouvrir la voie vers une société du savoir dans laquelle tout le monde peut accéder à la technologie et non plus seulement quelques privilégiés.»

La sécurité en question

En plus de son travail de lobbyisme auprès des dirigeants mondiaux, la Suisse s’est aussi activée ces derniers mois à organiser leur sécurité lors de leur séjour.

Il y a tout juste six mois, Genève et Lausanne ont été secouées par les violentes manifestations entourant le sommet du G8 dans la ville d’Evian, en France voisine. Les autorités avaient notamment dû demander des renforts à l’Allemagne.

Mais le délégué ministériel au sommet, Daniel Stauffacher, estime que la police devrait, cette fois, avoir les choses bien en main.

«Nous nous préparons depuis plus d’un an et demi au niveau cantonal et fédéral, précise-t-il. Nous avons examiné tous les risques sécuritaires possibles et, au point où nous en sommes, nous n’avons aucun indice de menace ou que des grandes manifestations se préparent.»

Daniel Stauffacher pense que l’approche multipartite de l’événement, le fait que les opposants sont invités à la table de négociation, devrait suffire à éviter qu’ils ne descendent dans la rue.

«Depuis le début, nous avons tenté d’associer toutes les parties au processus, y compris les décideurs économiques, la société civile et les organisations non gouvernementales (ONG)», rappelle le délégué ministériel.

swissinfo, Anna Nelson, Genève
(traduction et adaptation: Isabelle Eichenberger)

En bref

- En tant que pays hôte du Sommet mondial sur la société de l’information, la Suisse se démène pour rallier les dirigeants de la planète aux objectifs de la réunion.

- Le financement du plan d’action et la liberté d’expression sont les principales pierres d’achoppement de ces trois jours de débats.

- Pourtant, on craint que l’actualité mondiale, comme la guerre en Irak, ne détourne l’attention.

- Les responsables suisses se disent persuadés qu’il n’y aura pas de manifestations, car les opposants traditionnels sont invités à participer aux débats.

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