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Pour les Suisses, le plus dur reste à faire

Comme l'indique ce maillot de supporter, la Suisse va vivre un véritable chemin de croix au Portugal.

(Keystone)

Malgré leur match nul (0-0) contre les Croates dimanche, les Suisses n’ont pas abandonné tout espoir d’atteindre les quarts de finale de l'Euro 2004.

Mais pour y arriver, ils sont condamnés à se surpasser. D'autant qu'après leur défaite contre les Français, les Anglais ont soif de victoire.

«Je ne sais pas encore si ce match nul sera bénéfique ou non pour la suite du tournoi. Seul l’avenir nous le dira. Mais une chose est sûre, je suis fier de la force de caractère de mes joueurs.»

En quelques mots, Köbi Kuhn résume bien l’état d’esprit général qui prévaut après la première rencontre de l’Eurofoot disputée par l’équipe de Suisse sur sol portugais.

C’est que, dans le magnifique stade aux 1000 couleurs Dr. Magalhães Pessoa de Leiria, l’aventure suisse a commencé d’une bien drôle de manière.

Une victoire hypothétique

Depuis des semaines, l’entraîneur national n’avait cessé de marteler qu’une victoire contre la Croatie était nécessaire pour affronter l’Angleterre et la France dans de bonnes conditions.

Et tous croyaient l’exploit possible. Les joueurs de Koebi Kuhn, comme les milliers de supporters bardés de rouge et de blanc qui ont effectué tout spécialement le déplacement.

Car, même pétrie de qualités techniques, la Croatie des Šokota, Pršo et Klasnic n’est plus aussi forte que celle des Prosinecki, Boban, Suker ou Boksic. Ces anciennes stars, souvenez-vous, avaient fait douter la France en demi-finale du Mondial 1998.

Un point de gagné

Mais l’expulsion de Johann Vogel, au début de la seconde mi-temps, a changé la donne. A dix contre onze, l’essentiel pour la Suisse était de tenir. Et surtout de ne pas perdre.

«Au vu des circonstances, nous pouvons être satisfaits de ce match nul. Et ce, même si nous avons bénéficié de plusieurs occasions de nous imposer», reconnaît un brin philosophe Fabio Celestini.

«C’est un point gagné, n’hésite pas à affirmer Stéphane Henchoz. En infériorité numérique la tâche était vraiment très compliquée. Ce match nul nous permet de conserver notre destin en main.»

Place à l’Angleterre

Mais le joueur suisse de Liverpool redoute, d’ores et déjà, l’échéance de jeudi: «Si nous voulons nous imposer contre l’Angleterre, nous devrons obligatoirement élever le niveau de notre jeu».

Une condition d'autant plus nécessaire que, battus in extremis par la France (2-1) grâce à deux buts de Zinédine Zidane en toute fin de rencontre, les Anglais sont plus que jamais avides de revanche.

«Nous avons le temps de bien préparer cette échéance, lance Raphaël Wicky. Au sein de l’équipe de Suisse, le moral est excellent et nous savons que le coup est jouable.»

Pour preuve, il y a huit ans à Wembley, les Suisses avaient réussi à tenir tête à la formation de sa Majesté en match d’ouverture de l’Euro 1996.

swissinfo, Mathias Froidevaux à Leiria

Faits

Les deux premiers matches du groupe B ont eu lieu dimanche au Portugal
A Leiria devant 26’000 spectateurs, la Suisse et la Croatie ont fait match nul 0 à 0
A Lisbonne devant 65’000, la France a battu l’Angleterre 2-1 grâce à deux buts de Zinédine Zidane en fin de partie.

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En bref

- Comme il y a huit ans en Angleterre, la Suisse a débuté la phase finale de l’Eurofoot 2004 au Portugal par un match nul.

- L’expulsion (deux cartons jaunes) du milieu de terrain Johann Vogel en début de seconde mi-temps aurait pu être fatale aux Suisses qui ont fini la partie à dix contre onze.

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