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Pour sauver des vies, le Club Alpin a besoin d'aide

Le Club Alpin Suisse aurait besoin d’un coup de pouce financier estimé à 17 millions de francs par année.

Le secours en montagne du Club Alpin Suisse a soufflé, mercredi, à Grindelwald, ses cent bougies. En lançant un pressant appel à la Confédération, aux communes et aux cantons suisses pour qu'ils mettent la main au porte-monnaie.

En 1999, plus de 500 personnes ont été secourues lors de 374 interventions, dont 90% ont été réalisées par hélicoptère. Des chiffres - les derniers disponibles - qui illustrent l'explosion du nombre d'interventions opérées ces dernières années.

Une situation à laquelle le Club Alpin Suisse (CAS) et la garde aérienne suisse de sauvetage (REGA) ont de plus en plus de peine à faire face, financièrement parlant.

En fait, explique Adriano Cenza, plus de 90% de nos interventions concernent des touristes, alpinistes, parapentistes ou pratiquants du canyoning qui ne sont pas membres du CAS».

Et le responsable des secours du comité central du CAS d'ajouter que le coût financier de ces opérations de sauvetage ne doit pas être supporté uniquement par les membres donateurs. D'où l'appel au secours que le Club Alpin lance aujourd'hui à la Confédération, aux cantons et aux communes.

«Certaines communes, à l'instar de Grindelwald, nous aident déjà, admet Adriano Cenza. De plus, nous sommes en train de renégocier un contrat avec l'armée qui ne participe plus à nos opérations de sauvetage. Et cela depuis la suppression de son service de secours en montagne».

Concrètement, le Club Alpin Suisse aurait besoin d'un coup de pouce financier estimé à 17 millions de francs par année. «Une aide publique qui, promet Adriano Cenza, ne devrait pas avoir de conséquences sur les principes qui régissent le travail du CAS et de ses membres».

Le bénévolat, le Club Alpin y tient absolument. Surtout pour des raisons éthiques. «Il nous garantit la participation de quelque 2500 secouristes motivés et passionnés, estime Adriano Cenza. Et il nous coûte nettement moins cher qu'une professionnalisation des secours qui est donc, pour l'heure, impensable».

Jean-Louis Thomas


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