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Poursuivre dans la voie des réformes économiques

Gerold Bührer tient les rênes d'economiesuisse depuis la fin 2006.

(Keystone)

La conjoncture favorable ne doit pas freiner les volontés de réformes, estime economiesuisse. L'organisation patronale plaide toujours pour l'ouverture des marchés.

Concrètement, economiesuisse demande la relance des discussions pour un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

L'économie suisse tourne à plein régime. Mais bien que la situation soit au beau fixe, le succès n'est pas garanti, a expliqué mercredi Gerold Bührer, président d'economiesuisse, à l'occasion de la conférence de presse de printemps de l'organisation patronale.

La concurrence doit être encouragée par la suppression des entraves commerciales selon le principe du Cassis de Dijon. economiesuisse revendique notamment la fin des prix régulés.

economiesuisse

La fédération des entreprises suisses – economiesuisse – est l'organisation faîtière la plus importante de la branche économique. Elle regroupe ...

Accords de libre-échange

En matière de politique économique extérieure, l'organisation se dit favorable à une reprise des négociations en vue d'un accord de libre-échange avec les Etats-Unis. «Le gouvernement doit donner un signal clair à Washington», a dit Gerold Bührer.

economiesuisse table aussi sur des accords avec le Canada, le Japon et les grands pays émergents dits BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Sans toutefois oublier que l'Union européenne (UE) reste le principal partenaire commercial de la Suisse, même si les exportations progressent désormais plus vite avec les pays d'outre-mer.

Bien que difficile, la voie des bilatérales s'est révélée efficace dans les relations avec l'Union. Une adhésion de la Suisse à l'UE ne présente pas d'intérêt pour les milieux économiques, a déclaré Rudolf Ramsauer, le directeur sur le départ de l'organisation.

Non aux importation parallèles

economiesuisse continuera à soutenir l'interdiction des importations parallèles, même si le système actuel peut conduire à des abus.

«L'interdiction protège l'innovation, même si nous voyons bien que certains abusent de cette protection. Nous sommes prêts à examiner ces cas, mais nous ne voulons pas remettre fondamentalement le système en cause», explique Gerold Bührer à swissinfo.

«Il y a certes quelques nuances entre les positions de nos membres sur ce dossier, mais tout le monde se rallie au principe de l'interdiction. Parler de fossé est nettement exagéré», ajoute le président d'economiesuisse.

Recherche et formation

economiesuisse voudrait aussi que la recherche et la formation disposent de plus de moyens. Elle soutient la proposition gouvernementale d'accorder un crédit de 21,2 milliards de francs pour les programmes de formation, recherche et innovation.

Ces fonds permettront aux scientifiques suisses de garder leur place au niveau mondial, a relevé Gerold Bührer. La formation professionnelle ne doit pas non plus être négligée.

Les ressources financières doivent cependant être accordées avec justesse. L'encouragement des sciences naturelles et des professions techniques doit être privilégié, car le pays a grand besoin d'ingénieurs et de scientifiques.

CO2 et centrales nucléaires

En matière de politique énergétique et climatique, la Suisse est bien placée en comparaison internationale, a affirmé le vice-président d'economiesuisse, Patrick Odier.

L'économie doit être en mesure de participer au négoce mondial de certificats d'émissions de CO2. Faire «cavalier seul» dans ce domaine serait néfaste.

Le vice-président d'economiesuisse a aussi réaffirmé le besoin de construire de nouvelles centrales nucléaires. La sécurité de l'approvisionnement et la réduction des émissions de CO2 rendent une telle décision indispensable.

Pour l'organisation patronale, il faut préparer les cadres politiques permettant de remplacer les installations actuelles par de nouvelles.

swissinfo et les agences

Renforcer la loi sur les bourses

Emue par les récentes tentatives de reprise d'entreprises suisses comme Saurer, Sulzer ou Implenia par des groupes étrangers, economiesuisse soutient le renforcement de la loi sur les bourses.

Il s'agirait notamment d'abaisser le seuil de l'obligation d'annoncer l'acquisition de participations à 3% des droits de vote, contre 5% aujourd'hui. Ce calcul devrait tenir compte des actions et des options et les sanctions seraient renforcées.

economiesuisse ne veut pas d'une loi protectionniste, mais estime que le projet crée les bases d'une réglementation uniforme de la surveillance dans des domaines aux risques comparables.

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