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Pouvait-on espérer plus au Tour de France?

En remportant une étape et en conservant deux jours le maillot jaune, Rubens Bertogliati fait figure d'espoir du cyclisme suisse. Keystone

L'entraîneur Jean-Claude Leclercq est satisfait de la prestation des Suisses durant cette édition de la Grande Boucle qui s'est terminée dimanche.

Ce contenu a été publié le 28 juillet 2002 - 18:00

L'histoire se répète. Figé au garde-à-vous sur le podium des Champs-Elysées, Lance Armstrong (31 ans), la main sur le cœur, écoute l'hymne américain.

Le Texan vient de remporter son quatrième Tour de France. Et s'il réitère encore une fois son exploit l'an prochain, il rejoindra le cercle restreint des quintuples vainqueurs: Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault, Miguel Indurain.

Sa domination a été presque sans partage. A Paris, l'Espagnol Joseba Beloki (29 ans) et le Lituanien Raimondas Rumsas (30 ans) l'ont accompagné sur le podium.

Les Suisses, eux, tirent un bilan inespéré de ce 89e Tour de France. Qui aurait parié un euro sur une victoire d'étape? Qui aurait cru qu'un Suisse porterait durant deux jours le maillot jaune? Deux exploits réussis par le jeune Rubens Bertogliati.

«Le maillot jaune, c'est un rêve...»

«Le maillot jaune, c'est un rêve. Il s'est réalisé. Cela restera un bonheur immense», s'enthousiasme le Tessinois. Et cela même si, samedi, il a franchi la ligne d'arrivée fâché (un signe de santé psychique) de sa contre-performance en contre-la-montre: dernier à 13'39'' d'Armstrong!

«Rubens est un garçon très intéressant, affirme Gabriel Sola, chef de presse de l'équipe Lampre. Intellectuellement, il sort du peloton comme il en a jailli lorsqu'il a remporté l'étape du Luxembourg. Si j'ose la comparaison.»

Avec le jeune Espagnol Juan-Manuel Garate (26 ans), il représente l'avenir de l'équipe italienne. «La saison prochaine nous donnerons à Garate et Bertogliati la possibilité de se conduire en capitaines», confirme Gabriel Sola.

Et Sola de souligner: «Dans un proche avenir, Bertogliati devrait se révéler comme un coureur de courses d'un jour et de petites courses par étapes, à l'exemple du Tour de Romandie. Et dans deux ou trois ans, il pourrait devenir un coureur de grands Tours».

Beat Zberg visait plus

Si le Tessinois a tenu la vedette au Luxembourg, le Vaudois Laurent Dufaux, malade, est sorti par la petite porte. Non sans avoir tenté un grand coup, en compagnie de Jalabert, entre Lannemezan et le Plateau de Beille...

Autre abandon entre Aime et Cluses: celui de Daniel Atienza. Le petit grimpeur espagnol de Moudon était également malade.

Quant à Beat Zberg, - le troisième suisse au départ - il avait pour objectif une victoire d'étape. L'Uranais est passé à côté dans le final de la 13e étape, Lavenalet - Béziers. Dans la bonne échappée, il s'est retrouvé dans le second groupe lorsqu'elle s'est cassée. Et resta prisonnier du jeu d'équipe, son coéquipier Boogerd (3e) se trouvant à l'avant.

«Je suis également passé à côté d'un bon résultat dans le contre-la-montre de Lorient. Mon staff m'avait averti qu'un vent favorable soufflait dans le final. J'ai géré mon effort sur cette base et suis arrivé dans le vent contraire. J'ai perdu une minute...».

De fait, 17e à 2'23'', cet ancien vainqueur d'une Coupe du monde à Francfort (1996) aurait pu entrer dans les dix premiers.

Bilan assez satisfaisant

La conclusion appartient à Jean-Claude Leclercq, l'entraîner national: «Avec trois coureurs au départ, le bilan est assez satisfaisant. Bertogliati a démontré qu'il est un grand espoir. Laurent Dufaux a roulé en fonction de sa valeur intrinsèque du moment. Je suis désolé qu'il ait abandonné».

«Quant à Zberg, dans l'étape de Béziers il a démontré qu'il était en bonne forme. La question que je me pose: pouvait-on faire autre chose dans ce Tour?»

swissinfo/Pierre-Henri Bonvin

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