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Pragmatisme et impérialisme au coeur de São Paulo

Vue nocturne du coeur de São Paulo.

(Keystone Archive)

La culture de chaque pays influe sur la conduite des affaires. Les Suisses ont coutume de planifier et de contrôler de loin les activités de leurs filiales. Avec une liberté d'action toute relative.

Ils la leur accordent «dans la mesure où les performances répondent aux objectifs fixés», explique Bento Zanzini, directeur de Zurich Financial Services (ZFS).
Tel n'est pas le cas en revanche des Britanniques, témoigne Guillherme Rhinow, directeur de ressources humaines de Syngenta à São Paulo. Syngenta est un cas d'espèce en matière de fusion/acquisition.
Car, elle est le résultat d'une joint venture entre Novartis et Zeneca dans le domaine des «sciences de la vie». Novartis est, elle-même, le résultat du rapprochement entre les Suisses Ciba et Sandoz. Alors que Zeneca est issue d'un démembrement («spin-off») du géant britannique de l'industrie chimique Imperial Chemical Industry (ICI).
Le processus d'intégration de Syngenta s'est déroulé sur plus d'un an. Et il a mobilisé trois cabinets de consultants internationaux. L'objectif étant de dégager des synergies supérieures à 500 millions de dollars en chiffre d'affaires.
Toutefois, les cultures d'encadrement se confrontent fréquemment entre actionnaires suisses et britanniques. Guilherme Rhinow fait allusion à un certain «impérialisme britannique», qui souhaite imposer des solutions appliquées dans le monde entier, plutôt que de rechercher une solution adaptée au terrain local.
Le processus de fusion est toujours en cours au Brésil, où les effectifs ont déjà été réduits de 10%. Syngenta y possède deux usines, mais pourrait être amenée à regrouper ses opérations sur un seul site dans un souci de rationalité. Dans un tel contexte, bâtir une identité nouvelle et motiver les employés de l'entreprise représente un véritable défi.
La situation d'Embraer, l'avionneur brésilien qui a signé un contrat milliardaire avec la compagnie aérienne Crossair, il y a trois ans, est encore différente. L'entreprise a vendu 20% de son capital à des partenaires français (dont Dassault) et sa clientèle est répartie dans le monde entier.
Tout comme ZFS et Syngenta, elle doit répondre au quotidien aux nécessités de la gestion moderne: «la notion de service est universelle», rappelle Ulrico Barini Filho, directeur des ressources humaines d'Embraer, qui participait également au séminaire organisé par la filiale brésilienne de Zurich.
Thierry Ogier, São Paulo


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