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Premières passes d'arme autour de l'AVS

Enjeux de la 11e révision de l'AVS: assurer le financement à long terme et favoriser une retraite flexible.

(Keystone)

Réunis en session spéciale, les membres du Conseil national ont accepté lundi de débattre de la 11e révision de l'AVS. Les députés ont balayé deux propositions de non-entrée en matière et deux propositions de renvoi.

Les radicaux souhaitaient que le dossier soit renvoyé à la commission compétente, afin qu'elle trouve de meilleures solutions pour assurer le financement à long terme de l'assurance vieillesse.

Le parti radical estime que le projet présenté au plénum n'est pas satisfaisant. Ainsi, pour le Tessinois Fulvio Pelli, le fait qu'il existe 41 propositions de minorités différentes donne l'impression que, en un an de travail, la commission n'a en fait rien préparé et n'est parvenue à aucun compromis.

L'Union démocratique du centre (UDC) aurait pour sa part souhaité ne pas entrer en matière sur l'arrêté séparé qui prévoit de financer l'AVS via une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Les démocrates du centre estiment en effet que le financement de l'assurance est assuré pour les dix à quinze prochaines années, pour autant que l'on renonce à étendre inutilement les prestations et qu'on lui verse l'or excédentaire de la BNS, a expliqué le Zurichois Toni Bortoluzzi.

Le popiste vaudois Joseph Zizyadis a demandé pour sa part proposé à ses collègues de ne pas entrer en matière sur ce projet qui n'est qu'une «entreprise de démantèlement social visant le sabotage de l'AVS».

Représentant la Ligue des Tessinois, Flavio Maspoli a lui aussi demandé un projet plus social. Il s'en est pris à cette 11e révision qui se fait «sur le dos des femmes» et a demandé son renvoi en commission.

Mais la plupart des partis n'ont pas voulu reporter le débat. Parlant au nom des démocrates chrétiens, Thérèse Meyer a certes reconnu que le paquet était loin de faire l'unanimité. Mais la Fribourgeoise a demandé à ses collègues de ne pas «faire la politique de l'autruche».

Pour Thérèse Meyer, c'est au Parlement de faire son travail pour arriver à un consensus. Mais reporter le débat ne servirait à rien.

Même son de cloche du côté des socialistes. Ainsi, pour la Vaudoise Marlyse Dormond, il y a lieu de lancer le débat pour tenter de modifier les aspects contestables de la 11e révision. En cas d'échec, il serait toujours temps de rejeter tout le paquet de la révision lors du vote final ou de lancer le référendum populaire.

Au final, une large partie des députés ont accepté le débat. Les deux propositions de renvois et les deux propositions de non-entrée en matière ont toutes été refusées par plus de cent voix de majorité.

Les débats continueront mardi et mercredi. Cette 11e révision de l'AVS vise deux buts principaux: assurer le financement à long terme de l'assurance et favoriser une retraite flexible pour ceux qui souhaitent cesser leur activité avant l'âge légal.

Olivier Pauchard

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