Premier volet du rapport Bergier

Jean-François Bergier. Keystone Archive

La Commission indépendante d'experts (CIE), chargée d'étudier le rôle de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, débute cette semaine une série de publications. Le premier volet est consacré aux liens financiers et industriels entre la Suisse et l'Allemagne nazie.

Ce contenu a été publié le 29 août 2001 - 15:41

La première tranche de huit études sera présentée ce jeudi, à Berne. Ces textes font partie d'un ensemble de 25 publications qu'une équipe de 50 historiens, chercheurs et experts ont préparées sous la direction de la CIE, présidée par Jean-François Bergier.

Angle historique et juridique

C'est en décembre 1996 que l'Assemblée fédérale a décidé, à l'unanimité, de nommer une commission d'experts. La CIE a été chargée d'examiner, sous l'angle historique et juridique, l'étendue et le sort des biens placés en Suisse avant, pendant et immédiatement après la Seconde Guerre mondiale.

La CIE avait pour mission de livrer un rapport final jusqu'à fin 2001 au plus tard. Une nouvelle série d'études détaillées sera publiée vers la fin de cette année. Mais le rapport final - composé d'études, contributions à la recherche, expertises juridiques et d'une synthèse - n'est pas attendu avant début 2002.

Sur les huit études, deux se distinguent. L'une concerne l'utilisation du travail forcé dans des filiales allemandes d'entreprises suisses. L'autre s'intéresse à Interhandel, une filiale suisse d'I.G. Farben, le géant nazi de l'industrie chimique.

Relance de la polémique

Avant la guerre, I.G. Farben a supervisé toutes ses filiales américaines à travers I.G. Chemie, une filiale basée à Bâle. Quand les Etats-Unis se sont impliqués dans la guerre, en 1941, I.G. Chemie s'est transformée, dans des circonstances mystérieuses, en Interhandel, une société officiellement suisse.

On s'en souvient, la Commission indépendante d'experts a été très controversée dès ses débuts. Aujourd'hui, la situation est un peu moins tendue notamment grâce à l'accord passé en 1998 entre les organisations juives et les grandes banques suisses portant sur le versement de 1,25 milliard de dollars. Cela dit, le rapport final va très certainement relancer la polémique.

swissinfo

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