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Trois pays du Golfe ont pris plusieurs mesures économiques et d'autres restrictions contre le Qatar (archives).

KEYSTONE/EPA/NOUSHAD THEKKAYIL

(sda-ats)

Une institution qatarie s'active à l'ONU à Genève après avoir reçu plus de 1000 plaintes de citoyens depuis le début de la crise de ce pays avec plusieurs Etats du Golfe. Si la situation se poursuit, elle demandera une mission d'enquête de l'ONU.

Depuis le 5 juin, les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Bahreïn et l'Egypte et ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu'ils accusent de soutenir le terrorisme. Les trois premiers ont notamment donné deux semaines à leurs ressortissants pour quitter ce pays et le même délai aux Qataris sur leur territoire pour partir.

Ce blocage "est devenu un siège", a affirmé vendredi devant la presse à Genève le président du Comité national des droits de l'homme (NHRC) Ali al-Marri. Plus de 1000 plaintes de citoyens de ces quatre Etats ont été acheminées vers son institution.

Le NHRC dénonce de nombreuses violations des droits de l'homme, des atteintes à la liberté de mouvement à la propriété privée en passant les libertés fondamentales, le regroupement familial, l'éducation, la santé ou le travail. Plus de 13'000 personnes peuvent être affectées, dont plus de 11'300 ressortissants des trois pays qui ont pris des mesures et près de 2000 Qataris qui habitent chez eux.

Plainte pour des compensations

"Chaque famille au Qatar a un membre dans ces pays", relève M. al-Marri. A ceux qui accusent Doha de soutenir le terrorisme, il répond que la lutte contre l'extrémisme "ne devrait pas être liée à des violations graves des droits de l'homme, au Yémen, en Syrie" ou au Qatar. Il les appelle à saisir des mécanismes internationaux ou des tribunaux.

De son côté, le Comité est en contact avec le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein qui a appelé mercredi au dialogue et a dénoncé des mesures "excessives" prises par les trois Etats du Golfe.

Il lui demande d'envoyer une délégation au Qatar et, si la situation ne s'améliore pas, il appellera à une Commission internationale d'établissement des faits. Il va aussi lancer une procédure judiciaire pour obtenir des compensations et souhaite que le Conseil des droits de l'homme condamne cette crise. Les trois pays du Golfe doivent lever leur blocage avant la fin du ramadan prévue dans dix jours, ajoute le Comité.

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ATS