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Quatre assureurs suisses sanctionnés en Italie

Parmi les 58 compagnies d'assurances épinglées par l'autorité antitrust italienne pour entente illicite figurent quatre sociétés suisses. Winterthur, Zurich, Helvetia et Nationale Suisse ont été condamnées à payer plus de 50 millions de francs suisses.

Ce contenu a été publié le 04 août 2000 - 12:31

Après avoir lourdement sanctionné il y a quelques semaines les compagnies pétrolières opérant en Italie, les garants transalpins du respect de la concurrence ont frappé un grand coup en direction des assurances.

A l'issue d'une longue enquête, 58 entreprises du secteur ont en effet été accusées d'avoir "échangé des informations quant à leur stratégie et leurs tarifs" dans le domaine de l'assurance automobile aux dépens du consommateur. En clair, d'avoir constitué une sorte de cartel.

Parmi les compagnies incriminées figurent quatre sociétés suisses: Winterthur, Zurich, Helvetia et Nationale Suisse qui devront payer plus de 50 millions de francs d'amende, soit près de dix pour cent du total des sanctions.

Selon les autorités italiennes, c'est depuis la libéralisation en 1994 des tarifs de l'assurance auto que les compagnies ont commencé à s'entendre pour augmenter d'un commun accord les primes. En trois ans, de 1996 à 1999, celles-ci ont d'ailleurs progressé de trente-six pour cent par rapport à la moyenne européenne. En six ans, les primes des automobilistes italiens ont quasiment doublé.

Pour la commission antitrust italienne, sur la base de cette moyenne européenne, "les consommateurs de la péninsule auraient dû épargner pour la seule prime auto" pas moins de 7 000 milliards de lires, soit plus de 5,5 milliards de francs suisses.

En réponse, les associations de consommateurs transalpines ont immédiatement réclamé une baisse des primes de l'ordre de vingt pour cent, tandis que les compagnies d'assurances s'emploient à repousser les accusations. Faisant remarquer qu'elles enregistrent chaque année des pertes sur le marché de l'assurance auto, les compagnies ont annoncé qu'elles feront appel.

Eric Jozsef, Rome

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