La Suisse dans le camp des «durs»

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Sur 15 pays d’Europe occidentale, 12 autorisent le DPI, parfois depuis une vingtaine d’années, comme l’Espagne, le Royaume-Uni et la France. L’Allemagne a été la dernière à franchir le pas. Le diagnostic sur les embryons n’y est légalement possible que depuis 2011.

Ce contenu a été publié le 07 août 2013 - 08:38

En Italie par contre, le DPI se pratiquait couramment jusqu’à une modification de la loi survenue en 2004, qui en interdit désormais la pratique. Elle a valu au pays une condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme.

En plus du DPI, neuf pays autorisent déjà le typage HLA, technique qui revient à sélectionner un embryon immunocompatible avec un frère ou une sœur atteint d’une maladie grave. Cet enfant pourra alors servir de donneur de cellules souche pour aider son frère ou sa sœur. On parle dans ce cas de «bébé médicament» ou «bébé sauveur».

En outre, dans cinq pays, la loi mentionne expressément le DPI comme méthode pour choisir le sexe de l’enfant à naître, mais uniquement en vue de prévenir une maladie liée à celui-ci. Malgré cette restriction, une étude citée dans le message du Conseil fédéral (gouvernement) à l’appui de la modification de la loi suisse estime qu’en Europe, «le DPI est effectué dans 2% des cas dans le but de choisir le sexe, sans lien avec une maladie». Aux Etats-Unis, où la pratique est nettement plus libérale, cette proportion serait même de 10%.

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