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Rétrosport 02: Le hockey suisse redescend sur terre

Soupe à la grimace pour Ralph Krueger et ses joueurs.

(Keystone Archive)

Alors que le championnat de LNA redouble d'intensité et de virtuosité, les apparitions de l'équipe nationale se sont avérées de piètre qualité.

L'incroyable échec des JO de Salt Lake City reste le moment le plus sombre du règne de Ralph Krueger.

Le hockey suisse jongle avec les paradoxes. D'un côté, son championnat est, sans doute à juste titre, considéré comme l'un des tout meilleurs de la planète, en dehors de la NHL.

De l'autre, son équipe nationale n'arrive plus à se surpasser et rate ses grands rendez-vous. Alors que Davos, Lugano ou les ZSC Lions déclenchent les passions, la formation de Ralph Krueger n'en finit plus de se chercher. Sans se trouver.

L'attente avait été très longue. Dix ans après Albertville, la Suisse effectuait en février son retour aux Jeux Olympiques, à Salt Lake City.

Dans la cour des grands, aux côtés des Lemieux, Sakic, Chelios, Jagr et autres méga-stars de National Hockey League qu'elle devait rencontrer lors de la seconde phase, après avoir passé le cap du premier tour.

Mais la fête n'eut jamais lieu... Un inquiétant match nul contre la France, puis une débandade contre l'Ukraine tuent le rêve helvétique: l'équipe suisse est éliminée, elle s'est décommandée de la grande fête du hockey.

Un échec retentissant pour Ralph Krueger

«C'est le plus grand échec depuis que j'entraîne la Suisse», reconnaît Ralph Krueger, qui perd alors son auréole et son statut d'homme transformant en or tout ce qu'il touche.

Et comme si le calice devait être bu jusqu'à la lie, la délégation sera encore secouée par le «scandale de la bière», lorsque ses deux fleurons Reto von Arx et Marcel Jenni rentrent au village olympique éméchés.

La Suisse ne s'en remettra pas, la cicatrice ne se résorbera pas. Deux mois et demi plus tard, les Championnats du monde en Suède n'offriront pas la revanche espérée.

L'esprit d'orgueil se remarque à peine et les internationaux à croix blanche doivent se contenter d'un succès contre un bien faible Japon pour éviter le tour de relégation. Les Mondiaux scandinaves sont ratés, la Suisse termine au 10e rang et s'interroge. Et si l'embellie vécue à l'arrivée de Ralph Krueger en 1998 n'avait été que passagère?

Pour l'entraîneur national, il faut rester réaliste. «Nous hisser parmi les huit premières nations mondiales ne sera jamais automatique, relève Ralph Krueger. Pour y parvenir, tous les atouts doivent être réunis.»

Dans l'attente de l'éclaircie

En clair, les meilleurs éléments doivent tous tirer à la même corde, ce qui ne fut pas toujours le cas. Au mois de novembre, la «Deutschland Cup» à Hanovre s'est apparentée à une nouvelle expédition ratée: trois matches, trois défaites...

Une éclaircie est attendue pour 2003. Les problèmes relationnels ont été résolus, les enfants terribles Von Arx, Jenni, Riesen sont revenus en sélection et Ralph Krueger peut à nouveau compter sur ses meilleurs représentants.

De plus, l'euphorie a été remplacée par une bonne dose de pragmatisme. La Suisse ne rêve plus de médailles mais se découvre des ambitions plus à sa mesure: convaincre et retrouver le wagon des huit meilleures équipes aux Mondiaux de Finlande en avril 2003.

swissinfo/Jonathan Hirsch

Faits

Dix ans après Albertville, l'équipe nationale était de retour aux JO de Salt Lake City en février.
Les Suisses ont été éliminés dès le début de la compétition.
Le HC Davos a fêté son 26e titre national après 17 ans de patience.
Le HC Genève Servette a retrouvé la LNA après 27 ans. Soutenu par l'américain Anschutz, il est devenu la meilleure équipe romande de LNA.

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