Réunion du G7 à Washington

Au lendemain de la réunion des ministres des finances du G7, les marchés asiatiques ont réagi avec scepticisme à l'accord conclu avec le Japon. Les sept pays les plus industrialisés se sont contentés d'exprimer leur inquiètude au sujet du yen fort.

Ce contenu a été publié le 27 septembre 1999 - 15:28

Au lendemain de la réunion des ministres des finances du G7 à Washington, les marchés asiatiques ont réagi ce lundi avec scepticisme à l'accord conclu avec le Japon. Se gardant de toute intervention concertée, du moins pour le moment, les sept pays les plus industrialisés se sont contentés d'exprimer leur inquiètude au sujet du yen fort, tout en souhaitant une stimulation plus grande de la demande intérieur japonaise.

Le yen fort risque de déstabiliser les marchés financiers. Car qui dit yen fort dit dollar faible. De quoi pousser les investisseurs étrangers à vendre Wall Street et leurs bons du Trésor américains. Au risque de stopper net la croissance de l'économie américaine.

Le G7 sent le danger. Il a été forcé de négocier un accord avec le Japon. Il a obtenu de lui qu'il stimule davantage sa demande intérieure par de nouvelles dépenses budgétaires et que la banque du Japon affaiblisse le yen en assouplissant davantage le crédit. Autrement dit, compte tenu du fait que les taux d'intérêt japonais sont déjà au niveau zéro, que la Banque du Japon crée de l'inflation pour assurer une relance plus robuste de l'activité; l'économie japonaise pouvant, à tout moment, retomber dans la déflation.

Les marchés se demandent si le Japon tiendra ses promesses. Le G7, entendez l'Amérique surtout, veut que le Japon mais aussi l'Europe relancent leur demande intérieure pour assurer, à leur tour, le rôle de locomotive de la croissance mondiale. Les Etats-Unis ne sont pas en mesure de résoudre, indéfiniment, les problèmes du reste de la planète en absorbant leurs exportations grâce à un yen et un euro faibles.

Georges Baumgartner.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article