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Révision de l'AVS: les retraités se rebiffent

Angeline Fankhauser (au premier plan), présidente de la FARES.

(Keystone)

Les retraités ne veulent pas d'une 11e révision de l'AVS qui réalise des économies sur leurs dos. Les propositions de la commission du National qui seront débattues lors de la session spéciale de mai apportent certes des améliorations, mais restent insuffisantes.

«Nous avons non seulement financé nos rentes, mais aussi participé à l'essor économique de ce pays», a déclaré mercredi devant la presse à Berne Angeline Fankhauser, présidente de la Fédération des Associations des retraités et de l'entraide en Suisse (FARES). Il n'est dès lors pas juste que de nouvelles économies frappent l'AVS.

Principale économie dénoncée, la réduction de la rente de veuve. Le projet du Conseil fédéral prévoit que le droit à la rente de veuve se termine lorsque les enfants ont 18 ans.

Même si la commission du National a proposé de maintenir un droit pour les femmes qui bénéficient déjà d'une rente, cela signifierait néanmoins que la moitié des veuves perdraient leur rente. Une perte estimée à 500 millions de francs, explique Karl Aeschbach, membre du comité de la FARES.

La FARES ne veut pas non plus d'une adaptation des rentes AVS/AI tous les trois ans contre deux actuellement. «C'est une relique des vieilles mesures d'économie des finances publiques», estime M. Aeschbach.

Les retraités sont aussi opposés à une modification de l'indice de renchérissement qui se base actuellement pour moitié sur le renchérissement du coût de la vie et de l'autre sur les salaires. Ils refusent un indice accordant plus de poids à l'une ou l'autre des variables et qui leur serait défavorable.

La FARES salue en revanche la décision de la commission du National d'accorder 800 millions de francs pour les retraites anticipées contre 400 millions prévus par le Conseil fédéral.

Au vu des récents résultats excédentaires de la Confédération et du compte positif de l'AVS, il n'y a aucune nécessité à mettre en place un modèle de révision basé sur des économies, estime Karl Aeschbach. Selon lui, il faut plutôt viser du côté des recettes.

Et de citer la proposition de la commission du National d'affecter des pourcentages de TVA directement à l'AVS, ou le contre-projet de la commission des Etats à l'initiative de l'UDC «sur l'or».

La FARES doit encore se prononcer sur l'initiative socialiste «garantir l'AVS» qui demande que le bénéfice net de la BNS soit versé au fonds de compensation de l'assurance vieillesse.

swissinfo avec les agences

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