Relais suisses à Davos: mi-figue, mi-raisin

Passage de relais entre Wilhelm Aschwanden (à d.) Gion Andrea Bundi. Keystone

Le relais masculin helvétique s'est qualifié pour les JO de Salt Lake City. Quant au relais féminin, il est en sursis.

Ce contenu a été publié le 16 décembre 2001 - 15:59

Les Norvégiennes ont dominé les épreuves Coupe du monde de Davos. Vingt-quatre heures après la victoire de Bente Skari dans le 10 kilomètres, style classique, les relayeuses ont accédé à la première marche du podium.

A leur côté les deux équipes russes devant l'Italie (au classement Coupe du monde, seule l'équipe une, désignée avant le départ, de chaque nation entre en ligne de compte) En revanche, chez les messieurs, la Suéde s'est imposée devant la Russie et la Norvège.

Un espoir subsiste...

Au plan suisse, le relais masculin (8e) a obtenu son billet pour les Jeux de Salt Lake City. Cette qualification a mis un peu de baume sur la déception du staff suisse. Deux heures auparavant, le relais féminin (12e) était passé à côté de son sujet.

L'échec des Suissesses est cuisant. Pour la première fois de l'histoire le relais féminin ne participera peut-être pas à des championnats du monde ou, dans le cas précis, à des Jeux olympiques. Du moins depuis 1974 à Sarajevo où, pour la première fois, le relais se développait sur quatre fois cinq kilomètres.

Toutefois, une hypothétique qualification subsiste. «La seule possibilité est par le biais des critères de sélection individuelle», souligne Michel Antzemberger, patron du fond suisse.

A ce jour, seules Brigitte Albrecht et Andrea Huber - cette dernière pour les seules épreuves de sprint - sont en possession d'un demi-billet. «Si d'ici à mi-janvier seulement trois filles obtenaient leur billet, nous pourrions négocier une quatrième place avec le Comité olympique suisse», ajoute encore Michel Antzemberger.

L'histoire ne se répètera pas

Dans le cas le plus pessimiste, le staff helvétique devra revoir ses objectifs à la baisse. Le but défini pour les Suissesses étant «...d'obtenir des résultats aussi bons qu'aux Jeux de Nagano».

En 1998, le relais suisse était venu «mourir» à deux secondes de la médaille de bronze. Lors du sprint final, la Tessinoise Leonardi était battue par l'Italienne Belmondo...

De fait dimanche à Davos, seule la Haut-Valaisanne Brigitte Albrecht a tiré son épingle du jeu. Sur le premier parcours en style libre (3e relais), elle s'élançait avec un handicap de près de deux minutes sur la tête de la course.

A l'arrivée, rayonnante, elle lâchait: «J'ai enfin pu démontrer ce que je pouvais faire. Pour la première fois cet hiver j'ai pu accélérer et tenir mon rythme. Ce qui est excellent pour la confiance».

Dix ans après les Jeux olympiques d'Albertville, l'histoire ne se répètera pas pour le relais suisse des hommes. En 1992, pour la première fois de l'histoire depuis 1933, la Suisse était absente d'un relais mondial ou olympique.

A Davos, Patrick Maechler, Reto Burgmeister, Wilhlem Aschwanden et Gion Andrea Bundi ont hissé la Suisse dans les huit premiers, condition sine qua non d'une qualification.

Certes, au classement de la course, les Suisses ne sont que dixièmes. Mais devant eux se classent les secondes garnitures de la Norvège (6e) et de la Russie (7e).

Michel Antzemberger: «C'est une grande performance qu'ont réalisée les garçons. D'autant qu'ils sont restés très longtemps sixièmes, compte tenu des secondes garnitures norvégiennes et russes. C'est une très grosse satisfaction...».

Pierre-Henri Bonvin, Davos

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