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Renforcer la société civile

Le Forum mondial de la société civile devrait réunir quelque 1500 délégués à Genève. Keystone

Les représentants de la société civile veulent renforcer leur influence au sein des organisations de l'ONU. Genève accueille actuellement un forum sur le sujet.

Ce contenu a été publié le 14 juillet 2002 - 10:31

Le Forum mondial de la société civile, qui se tient du 14 au 19 juillet à Genève, bénéficie du soutien du gouvernement suisse, des autorités municipales de Genève et de plusieurs agences de l'ONU. Le Centre de Congrès International attend environ 1500 délégués d'organisations non gouvernementales (ONG) et d'associations d'universitaires.

Les thèmes des débats et discussions concernent tout autant l'environnement, la santé, les droits de l'Homme que l'éducation et l'instruction, la sécurité et la technologie de l'information. Le «Village de la Société civile» devrait être particulièrement haut en couleurs, avec films, théâtre, art et cuisine du monde.

Une ONU plus ouverte

À plusieurs reprises, l'ONU s'est déclarée prête à renforcer sa collaboration avec les acteurs de la société civile. Certaines agences de l'organisation accordent déjà aux ONG une large participation aux prises de décisions.

Mais il s'agit de «cas isolés», selon Sébastien Ziegler, directeur suisse du comité d'organisation du forum, à swissinfo. «Nous souhaitons voir s'étendre cette pratique dans tout le système ONU», ajoute-t-il.

L'amélioration de la collaboration entre les ONG et les agences onusiennes n'est cependant pas le seul sujet du Forum de Genève.

Sera également abordé le renforcement de la coopération entre les différents représentants de la société civile, selon Monsieur Ziegler. «Les ONG sont impliquées, mais aussi les équipes de recherche, les fondations, les communautés et les groupes de populations.»

Une plate-forme commune

Le Forum mondial de la société civile est la concrétisation d'une idée, née au Forum du Millénaire pour les réformes de l'ONU qui s'est tenu en mai 2000 à New York.

Plusieurs rencontres d'ONG du monde entier ont eu lieu en prélude au Forum de Genève, tel le Forum social mondial de Porto Alegre, au Brésil, en réponse au Sommet économique mondial. Et, il y a deux ans, à Genève, quelques ONG étaient présentes dans le sillage du Sommet social de l'ONU.

«Dans la plupart de ces autres rencontres, les thèmes et questions abordés sont bien spécifiques. Le présent forum se veut une plate-forme des synergies et des points communs entre des organisations représentant différents domaines», explique Sébastien Ziegler.

Il espère des rencontres entre des organisations de paysans de pays en voie de développement et des groupes européens impliqués dans les actions de commerce équitable ou entre des activistes africains de la cause du sida et des personnes influentes dans le monde de la santé et de la formation ou des droits de l'Homme.

Participation suisse aux ateliers

Des ONG suisses, comme Greenpeace et la Déclaration de Berne (DdB), participent au Forum de Genève. Au cours d'un atelier de travail, Lara Cataldi de la DdB interviendra sur la campagne «Clean Clothes» (Vêtements propres) de son organisme et particulièrement sur ses partenaires dans les pays producteurs du Tiers Monde.

Autre thème: le travail de la DdB dans le domaine des grands projets de l'économie privée dans les pays en voie de développement, «comme la campagne contre le projet turc de barrage sur l'Ilisu avec la participation d'ABB». Lara Cataldi a déclaré à swissinfo que ces expériences devaient être transmises aux autres ONG.

De nombreux ateliers sur les thèmes les plus variés sont prévus au Forum de Genève, de l'accès à Internet dans les pays en voie de développement à la connaissance des droits de l'Homme et du droit humanitaire, de l'utilisation de l'énergie solaire à la liberté de la presse.

Des capacités complémentaires

Comme l'ONU représente en fin de compte les Etats membres, les décisions prises lors des grandes réunions - tels le récent Sommet sur les ressources alimentaires mondiales à Rome; la Conférence contre le racisme à Durban, l'année dernière et le prochain Sommet sur le développement durable à Johannesburg - sont toujours de nature politique. La question se pose alors de l'influence des acteurs de la société civile sur ces décisions.

Pour Sébastien Ziegler, directeur du comité organisateur du forum, la réponse est évidente: «Les gouvernements ont de plus en plus tendance à inclure des représentants des ONG dans leurs délégations officielles.

Et ce n'est pas seulement pour faire faire plaisir aux ONG. Car les deux côtés se complètent. Les diplomates ont la faculté de négocier, et les ONG disposent de la connaissance du terrain», a-t-il déclaré à swissinfo.

swissinfo/Roy Probert et Jean-Michel Berthoud

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