Rentabilité et éthique: le défi du nouveau fonds de placement Ethos

Ethos, la Fondation suisse d’investissement pour un développement durable, et les banques Lombard Odier & Cie ainsi que Sarasin Cie lancent un fonds de placement tout public, qui respecte des critères financiers, mais aussi sociaux et environnementaux.

Ce contenu a été publié le 07 février 2000 - 17:54

Ethos, la Fondation suisse d’investissement pour un développement durable, et les banques Lombard Odier & Cie ainsi que Sarasin Cie lancent un fonds de placement tout public, qui respecte des critères financiers, mais aussi sociaux et environnementaux.

Depuis 1997 déjà, la fondation genevoise Ethos et ses partenaires financiers proposent un fonds de placement à caractère éthique qui s’adresse exclusivement aux caisses de pensions.

Il y a trois ans, ce fonds gérait quelque 50 millions de francs suisses. Aujourd'hui, il regroupe 74 membres dans toute la Suisse et gère 700 millions de francs.

Un produit identique, Ethosfund, est ouvert au grand public depuis la semaine dernière. Son objectif: investir sous forme d’actions, d’obligations et de placements à court terme dans des sociétés internationales et des Etats tournés vers le développement durable.

Mais Ethosfund mise aussi sur la rentabilité. Pas question donc d’exclure, comme d’autres fonds de placement, des sociétés porteuses qui ne répondraient pas à une liste de critères sociaux ou environnementaux stricts. Exception faite de groupes trop impliqués dans le domaine de l’armement, du nucléaire, du tabac ou des jeux.

Les titres Ethosfund sont choisis selon une approche financière, mais leur représentation au sein du portefeuille est, elle, définie en fonction de critères liés à la notion de développement durable. Ethosfund entend donc conjuguer éthique et rentabilité. Deux notions qui semblent à priori incompatibles, mais qui le sont de moins en moins.

Durant ses trois ans d’existence dans le domaine des fonds de placement destinés aux caisses de pensions, la Fondation Ethos a d’ailleurs démontré que sa rentabilité financière était parfaitement en ligne avec les indices boursiers.

Pour ses investissements en actions suisses, en 1999, sa performance est de 8 pour cent contre 7 pour l’indice SMI. Le segment «action monde» affiche, lui, une performance de 62 pour cent contre 47 pour l’indice de référence.

Vanda Janka

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