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Retour sous le soleil

Les retrouvailles après des heures d'attente et d'inquiétude.

(Keystone)

Après plus de 72 heures passées dans la grotte de Goumois, en France, les huit Suisses ont retrouvé l'air libre samedi peu après 20h00. Ils ont passé la nuit à l'hôpital jurassien de Delémont, qu'ils ont pu quitter dimanche après-midi.

Après un examen médical approfondi, les huit rescapés zurichois sont sortis de l'hôpital régional de Delémont dimanche peu après 15h00. Les septs étudiants et leur guide devaient ensuite rentrer chez eux en compagnie de leurs familles, qui ont été hébergées dans différents hôtels du chef-lieu jurassien.

Samedi, tout le monde s'attendait à des opérations d'évacuation de plusieurs heures. Il n'aura finalement fallu que vingt minutes aux huit jeunes Suisses pour sortir seuls de la grotte. Pour le préfet du Doubs, Alain Géhin, «c'est la combinaison de tous les moyens mis en oeuvre qui a permis ce dénouement rapide».

Le dynamitage d'un rocher qui freinait l'écoulement naturel de l'eau a permis une accélération de la décrue. Des pompes supplémentaires avaient également été installées. Le but était de permettre aux spéléologues de sortir la tête hors de l'eau.

Après avoir été réchauffés, les huit Zurichois ont pu retrouver leur famille qui attendait depuis mercredi soir ce dénouement, a expliqué le consul suisse à Mulhouse, Peter Oberhänsli. La joie et le soulagement se lisaient sur tous les visages.

Il faut dire que durant la journée de samedi, les nerfs des protagonistes ont été soumis à rude épreuve. Alors que dans la matinée, le niveau de l'eau descendait de près de 15 cm par heure, il ne baissait plus que de 4 cm en début d'après-midi. Cette baisse de rythme laissait présager une nouvelle nuit d'attente.

Les secours avaient amené des couvertures, de la lumière, de la nourriture et une tente chauffée dans la grotte. Les jeunes gens avaient également pu avoir un contact téléphonique avec l'extérieur.

Durant ces trois jours de captivité, les jeunes gens ont été soutenus par plusieurs médecins et plongeurs qui se sont relayés à leur côté. Ils ont également pu compter sur le dynamisme de leur guide pour garder le moral, a souligné Jean-Marc Chaput, le premier plongeur à avoir tenu compagnie aux spéléologues amateurs.

Selon lui, la guide «n'a pas arrêté de divertir les sept étudiants». Elle s'est également chargée de faire bouger un maximum le groupe et de le réchauffer.

C'est la troisième fois cette année que la grotte de Goumois est inondée, a indiqué le maire de la ville. En temps normal, elle ne l'est qu'une fois par an. Cette nouvelle inondation s'explique sans aucun doute par une saison particulièrement pluvieuse.

swissinfo avec les agences


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