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Richard Bohringer, le «jeune homme électrique», qui n'aime pas la France «élitique»

Du 11 au 15 juin, l'acteur présente à Lausanne «Aventures», un spectacle musical où il conte l'amour, ses déchirements et ses bonheurs. Portrait.

L'amour, ses hauts et ses bas, ses déchirements et ses bonheurs, Richard Bohringer les raconte dans «Aventures». Un récital poétique qu'il présente du 11 au 15 juin, à Lausanne. L'acteur se fera donc «griot» en compagnie de six musiciens «pour mettre en place, comme il dit, la vie, ses rythmes et ses syncopes».

«Aventures» est sans doute le mot qui sied le plus au parcours de Bohringer, fureteur infatigable que les chemins de traverse tentent bien plus que ceux de la gloire. «Une réelle connexion avec les gens» reste fondamentale pour le comédien.

Elle lui vaut l'amitié de ceux «qui pensent juste» et le dédain de ceux qui «balbutient» et contestent l'errance de son cœur. Aux «crétins» qui le trouvent un peu vulgaire et trop popu, il a toujours résisté. A la limite, il pourrait les remercier de l'obliger à rester dans la marge.

La marginalité a fait de lui un homme libre. Elle l'a débarrassé des préjugés dont se nourrit l'intelligentsia française rigide et sélective à outrance. Devant celle-ci, certains artistes se prosternent. Lui, jamais. Richard Bohringer n'est pas un marquis prêt à se faire petit pour passer à travers les gouttes.

Il est «un jeune homme électrique» rebuté par la France «élitique». La vanité l'exaspère, la courtoisie forcée aussi. Alors, de temps en temps il s'échappe vers des contrées éthérées. Là, en compagnie des mots, il rêve, comme il l'a fait dans ses deux livres, C'est beau une ville la nuit et Le bord intime des rivières.

Ghania Adamo

«Aventures». Lausanne, Chorus; du 11 au 14 juin, à 21h30. Et à l'Opéra de Lausanne, le 15 juin à 20h30. Tel: 021/619 45 45 et Billetel


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