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Roche veut améliorer sa rentabilité

La division pharma de Roche voit ses marges se rétrécir depuis une année.

(Keystone Archive)

Selon le Financial Times de lundi, la pharmaceutique s'apprêterait à sacrifier de 1500 à 8000 emplois afin d'améliorer sa rentabilité. Le groupe bâlois confirme cet objectif. Mais refuse de commenter les chiffres avancés.

«Un processus est en cours dans la division pharma de Roche pour baisser les coûts et augmenter le chiffre d'affaires», confirme à swissinfo la porte-parole de la multinationale. Et Katja Prowald d'ajouter que des informations seront données «en mai ou en juin».

Certes, la division pharma de Roche a enregistré en 2000 un chiffre d'affaires de 17 milliards de francs, en hausse de 7%. Mais le Financial Times rappelle que l'action Roche n'a cessé de perdre du terrain ces derniers dix-huit mois.

Andrew Fellow, analyste de la Banque Pictet et Cie à Genève spécialisé dans le domaine pharmaceutique européen, confirme de son côté que la division pharma de Roche voit ses marges se rétrécir depuis une année et surtout au cours du premier trimestre de 2001.

«Le problème, poursuit Andrew Fellow, vient surtout des Etats-Unis, où Roche s'efforce d'étoffer ses opérations. Sa marge diminue dangereusement car la licence de certains médicaments arrive à son terme et les nouveaux produits ne permettent pas de compenser la différence».

C'est précisément après cette série d'erreurs d'évaluations des produits en cours de développement que la division pharmaceutique de Roche a décidé de lancer deux études internes. Elles concernent la structure de l'entreprise, les affaires opérationnelles et les effectifs.

L'une d'entre elle arrive d'ailleurs à terme. Et un communiqué pourrait être publié cette semaine encore.

Selon le Financial Times, 5000 à 8000 emplois, soit 8 à 12% de l'effectif total, pourraient bien passer à la trappe. Un observateur proche de la multinationale bâloise parle pour sa part d'une réduction de 1500 emplois. Quant à Andrew Fellow, il estime que 4000 à 5000 postes de travail pourraient bien être supprimés.

Pour rappel, Roche emploie 41 400 personnes (sur 65 000, en tout, dans le monde entier) dans sa division pharmaceutique qui représente les deux-tiers de ses ventes.

Il est certain que le géant bâlois est sous pression depuis plusieurs mois. Le financier Martin Ebner qui détient - via le groupe BZ - une participation de 16,2% dans Roche, a d'ailleurs publiquement critiqué la mauvaise rentabilité de l'entreprise lors de l'assemblée générale annuelle du 3 avril.

Isabelle Eichenberger


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