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Roger Federer, roi d'Australie

Roger Federer célèbre sa victoire dans l'Open d'Australie.

(Keystone)

Roger Federer confirme son actuel état de grâce. Il n’aura fallu que trois sets au Bâlois pour remporter dimanche la finale de l’Open d’Australie face au Russe Marat Safin.

Il s’agit du deuxième succès du nouveau numéro un mondial dans un tournoi du Grand Chelem.

Il n’aura fallu que 2 heures et 15 minutes de jeu et trois sets (7-6, 6-4, 6-2) à Roger Federer. A Melbourne, le Bâlois a largement dominé le débat face à un Marat Safin (86e mondial) très fatigué.

Cette finale simple messieurs, qui promettait beaucoup, n’a en effet donné qu’un aperçu de ce quelle aurait pu être en raison de l’état de fatigue du Russe qui était resté huit heures de plus sur le court que son adversaire depuis le début du tournoi.

Marat Safrin a ainsi commis 41 fautes directes en trois sets, alors qu’il n’en avait commis que 48 en cinq sets en demi-finale contre l’Américain Andre Agassi.

Brillante tactique du Bâlois

Le score résume parfaitement la physionomie de la rencontre. Libéré par le gain du premier set, Roger Federer fut irrésistible dans les deux dernières manches pour s'imposer sur sa première balle de match. Le grand mérite du Bâlois dans cette finale fut de neutraliser Marat Safin en fond de court.

Contrairement à Andy Roddick et à Andre Agassi, tous deux battus par le Russe au cours du tournoi, Roger Federer a su trouver la bonne tactique. Il s'est appliqué à varier au maximum le rythme de l'échange grâce à son slice et à ne pas donner d'angles à son adversaire.

En fin de rencontre, le Russe a cherché son salut dans une sorte de fuite en avant en tenant le plus vite possible le coup gagnant. Mais Federer était encore à la parade.

Tout au long du match, Roger Federer fut d'une précision presque diabolique tant en passings qu'en retours. Safin avait armé 33 aces jeudi soir contre Andre Agassi. Trois jours plus tard en finale, il en a réussi 30... de moins.

Succès confirmé

Avec cette victoire – la première d’un Suisse à l’Open d’Australie – Roger Federer confirme sa grande forme du moment. Durant les cinq matches nécessaires à l’accession à la finale, il n’aura perdu que deux sets.

C’est l’an dernier que le Bâlois a réellement trouvé la voie du succès. Il avait alors gagné sept tournois (dont Wimbledon) et avait conclu la saison au deuxième rang mondial.

Il poursuit donc ce début d’année 2004 sur sa lancée. Ses performances ont par ailleurs été couronnées par son accession à la place de numéro un mondial, un rang acquis après la victoire de Marat Safin sur l’Américain Andy Roddick en quart de finale de l’Open d’Australie.

Ce nouveau succès à Melbourne lui procure désormais une marge confortable sur ses deux principaux rivaux, Andy Roddick et Juan Carlos Ferrero, dans le classement qui sera publié lundi. Avec un total de 5225 points, il comptera une avance de 880 points sur l'Américain et 890 sur l'Espagnol.

Défi de l’année

Roger Federer n'aura guère le temps de savourer ce succès aux Antipodes. Il est en effet attendu en Roumanie par ses coéquipiers de l'équipe de Suisse pour un premier tour du groupe mondial qui se jouera à Bucarest.

Il aura deux jours à peine pour trouver ses marques sur terre battue. Le Bâlois a fait de la Coupe Davis l'un de ses grands objectifs de l'année 2004.

swissinfo et les agences

En bref

- Roger Federer est né le 8 août 1981 à Bâle.

- Dès 1989, il effectue ses premiers pas sur un court de tennis.

- En 1998, il termine sa carrière chez les juniors au premier rang mondial et fait ses débuts sur le circuit professionnel de l’ATP Tour.

- Il entre dans le Top 100 en 1999.

- En 2000, il dispute ses deux premières finales (perdues à Marseille et à Bâle) et termine 4e des JO de Sydney.

- En 2001, il remporte son premier titre à Milan et s’illustre en 8es de finale à Wimbledon en mettant fin à la série de 31 victoires de l’Américain Pete Sampras.

- L'année suivante, il s’adjuge trois nouvelles finales (Sydney, Hambourg et Vienne) et devient le premier suisse à intégrer le Top 10 (No 6) 14 ans après Jakob Hlasek (No 8).

- En 2003, Roger Federer gagne sept tournois (dont Wimbledon et le Masters de Houston) et conclut la saison au deuxième rang mondial. Il se sépare de son entraîneur Peter Lundgren à la surprise générale en décembre.

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