Roman Polanski ne sera pas remis en liberté

Arrêté il y a près d'un mois à Zurich en vue de son extradition vers les Etats-Unis, Roman Polanski a vu sa demande de remise en liberté refusée par la justice suisse. Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a débouté le cinéaste franco-polonais, jugeant le risque de fuite «élevé».

Ce contenu a été publié le 20 octobre 2009 - 12:10

Après l'Office fédéral de la justice, c'est au tour de la justice suisse de refuser la libération provisoire de Roman Polanski. En guise de caution, le cinéaste avait proposé que son chalet de Gstaad soit placé sous séquestre et frappé d'une interdiction de vente annotée au registre foncier.

Mais le Tribunal pénal fédéral a refusé cette éventualité, estimant le risque de fuite trop grand, tant en raison des «moyens» dont dispose Roman Polanski que de ses «motivations». Les avocats du cinéaste ont annoncé qu'ils allaient recourir contre cette décision au Tribunal fédéral (TF), plus haute instance judiciaire suisse.

Rien n'empêche Roman Polanski ou son avocat de soumettre à l'Office fédéral de la justice une proposition de caution «concrète et conforme aux exigences légales», précise toutefois la Cour. Outre une caution suffisante, le cinéaste pourrait proposer une assignation à résidence ou la pose d'un bracelet de surveillance électronique.

Le TPF estime que la durée de la détention de Roman Polanski, arrêté le 26 septembre à l'aéroport de Zurich alors qu'il se rendait dans la métropole alémanique pour recevoir un prix, respecte pour l'instant le principe de proportionnalité. Les autorités américaines ont encore deux semaines pour faire parvenir à la Suisse une demande d'extradition.

Roman Polanski, 76 ans, est recherché par la justice américaine après une procédure ouverte en 1977 pour des «relations sexuelles illégales» avec une adolescente alors âgée de 13 ans.

swissinfo.ch et les agences

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article