SAirGroup n'entrera sans doute pas dans le capital de Malaysia Airlines

C'est à la compagnie australienne Qantas que devraient revenir les 20% du capital de Malaysia Airlines. Keystone

Le transporteur suisse voulait profiter de l´ouverture du capital de Malaysia Airlines pour nouer un partenariat avec cette dernière. Mais le gouvernement de Kuala Lumpur lui aurait préféré la compagnie australienne Qantas.

Ce contenu a été publié le 03 août 2000 - 12:33

L'annonce n'est pas encore officielle, mais les autorités de Kuala Lumpur ne font plus mystère de leur choix: malgré la détermination financière de SAirGroup, désireux d'accroître sa présence en Asie, c'est à la compagnie australienne Qantas que devraient revenir sous peu les 20 pour cent du capital de Malaysia Airlines que le gouvernement s'apprête à céder.

Après avoir décidé de permettre aux investisseurs étrangers d'acquérir jusqu'à 45 pour cent des actions de la compagnie - contre 16 pour cent seulement auparavant - les autorités malaysiennes avaient d'abord laissé entendre qu'un partenariat avec une compagnie européenne conviendrait bien aux ambitions de Malaysia Airlines (MAS), désireuse de concurrencer les deux poids lourds aériens de l'Asie du Sud-Est que sont Thai Airways International et Singapore Airlines.

Mais la volonté de la direction de MAS de privilégier les synergies régionales avec Qantas, qui dessert de nombreuses destinations asiatiques, semblent au final avoir emporté la décision. SAirGroup, qui voudrait rapidement voir un partenaire asiatique rejoindre son programme «Qualiflyer» va donc devoir repartir de zéro. Mais les choses pourraient bouger assez vite pour le groupe suisse. Bien que membre fondateur du réseau «Star Alliance», Thai Airways, dont la privatisation est imminente, «ferait un partenaire idéal» confie un analyste financier thaïlandais spécialisé dans les transports.

SAirGroup, dont les responsables régionaux préfèrent garder le silence, regarderait aussi du côté de Philippines Airlines. La mauvaise santé financière de la compagnie philippine et les dissensions au sein de ses principaux actionnaires rendent toutefois «très improbable», selon les spécialistes, un partenariat à court terme avec le SAirGroup.

Richard Werli, Bangkok

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