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SAirGroup se tient à son plan de vol

Pour l'heure, Swissair n'est pas à vendre.

(Keystone)

SAirGroup gagne du temps et garde «toutes les options ouvertes». Contrairement aux rumeurs qui ont circulé ces derniers temps sur l'avenir du groupe, le conseil d'administration n' «a pris aucune décision stratégique» lors de sa réunion de mercredi.

«Une vente de Swissair n'a jamais fait et ne fait pas l'objet de discussions», a affirmé le président du conseil d'administration Eric Honegger, selon le communiqué publié par SAirGroup à l'issue de la séance. Le groupe souligne qu'il tient à conserver son activité de base, celle de compagnie aérienne.

Le conseil d'administration se montre toutefois compréhensif face aux spéculations. Il reconnaît que ses activités aériennes font l'objet d'une forte pression dans cette phase de consolidation, aggravée par l'envol du prix du kérosène, du cours du dollar ainsi que le rétrécissement des marges.

Le Conseil d'administration évalue en permanence toutes les options stratégiques et pèse les avantages et inconvénients de tous les scénarios, précise le communiqué. Il garde toutes les options ouvertes et demande à la direction d'analyser en profondeur les solutions susceptibles d'améliorer le positionnement du groupe.

La stratégie du patron de SAir, Philippe Bruggisser, a été attaquée ces derniers temps de tous côtés. Les critiques se sont notamment concentrées sur la stratégie de prise de participation dans des petites compagnies européennes, qui a pour l'instant surtout généré des frais.

La restructuration de l'Allemand LTU va ainsi creuser cette année un trou estimé à 347 millions de francs. La situation n'est pas meilleure en Belgique, où Sabena a essuyé au 1er semestre un déficit de 130 millions. En France, la fusion entre Air Littoral, AOM et Air Liberté a pour sa part déjà englouti des dizaines de millions.

Si les activités aériennes du groupe souffrent de la hausse du billet vert et de l'envol des cours du pétrole, le secteur des services connaît pour sa part un développement positif. Philippe Bruggisser a répété à de nombreuses reprises que SAirGroup devrait dégager cette année un bénéfice de l'ordre 200 millions de francs.

Pour l'analyste de la banque Pictet & Cie, Dieter Winet, la décision représente une victoire pour le patron du groupe, Philippe Bruggisser. Il pourra ainsi poursuivre sa stratégie de longue haleine pour amener le groupe Qualiflyer au succès.

«Il semble que M. Bruggisser a dû batailler ferme et qu'il a obtenu deux années de plus pour réussir», estime Dieter Winet. L'alliance de Swissair, regroupée dans le groupe Qualiflyer, comprend TAP Air Portugal, Turkish Airlines, la compagnie polonaise Lot, les compagnies françaises AOM, Air Littoral et Air Liberté, Air Europe, Volare, Crossair ainsi que Sabena.

«La vente de Swissair est pure spéculation des médias. Cette compagnie a un avenir durable au sein de notre groupe», a déclaré à Genève le président de la direction de SAir Group, Philippe Brüggisser, à l'issue de la table ronde avec la délégation belge qui accompagne le roi.

Interrogé par l'ats sur les critiques formulées récemment dans un quotidien genevois, le manager zurichoise a répondu que «les audits effectués en préalables aux achats de compagnies étrangères étaient suffisants».

De son côté, le ministre belge des entreprises et participations publiques, Rik Daems, s'est dit conforté dans l'idée que les accords avec Swissair sont stables. «Nous avons été informés d'un plan de restructuration «Bluesky», qui sera difficile, mais nécessaire pour assurer un avenir durable à Sabena», a-t-il indiqué.

swissinfo avec les agences

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