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Salon de l'horlogerie à Bâle: pas de panique!

En 2003, quelque 5000 personnes en provenance des pays touchés par le SRAS avaient été interdits d'accès à la Foire suisse.

(Keystone)

Malgré l’annonce de nouveaux cas de pneumonie atypique, le Salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie, à Bâle, affiche sa sérénité.

A travers la constitution d’un état-major de crise, «Baselworld» compte bien ne pas réitérer le chaos de 2003.

«Les récents cas de SRAS en Chine nous inquiètent, bien sûr. Il faut prendre la maladie au sérieux et préparer des mesures. Mais nous n'éprouvons pas de panique», a déclaré Bernhard Keller, porte-parole de la Foire suisse, à swissinfo.

Après la révélation d'un nouveau cas de pneumonie atypique en Chine, le salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie «Baselworld», qui se tiendra cette année du 15 au 22 avril, prend des mesures. Un état-major de crise devrait empêcher que le coûteux incident de l'an passé se répète.

Rappel des faits: deux jours avant le début de l'édition 2003 de la foire, le Conseil fédéral en avait interdit l'accès à environ 5000 personnes en provenance des pays touchés par le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Les exposants de Hong Kong, de la Chine, de Singapour et du Vietnam étaient concernés.

La crise du SRAS a ainsi occasionné au Salon des coûts supplémentaires de 50 millions de francs. De surcroît, le nombre de visiteurs a baissé de 22%, ce qui a entraîné une diminution de recettes qui se chiffre en millions de francs pour les entreprises.

Meilleure information

«Tout le monde sait maintenant ce qu’est le SRAS. Les responsables sont beaucoup mieux informés et sensibilisés que l’année dernière. Même en Chine. Si tout le monde fait mieux son boulot, je pense que le SRAS ne nous touchera pas cette fois», précise Bernhard Keller.

Et le porte-parole de constater que cette meilleure connaissance du phénomène concerne aussi bien les autorités chinoises que suisses, qu’elles soient fédérales ou cantonales.

«Nous avons appris qu’il faut communiquer avec les exposants et les autorités, afin que tout le monde sache ce qu’il faut faire. L’année dernière, nous n’avons eu que deux jours pour tout gérer. C’était vraiment une crise. Mais cette fois, nous avons trois mois pour nous préparer. Ce n’est donc pas une situation de crise», ajoute Bernhard Keller.

Afin d’éviter une telle situation d’urgence, «Baselworld» a mis sur pied un groupe de travail chargé de coordonner la collaboration avec les autorités et les procédures internes.

Divers scénarios sont élaborés. «Pour le moment, nous préparons des mesures, mais nous ne sommes pas encore à même de dire lesquelles devront être appliquées», relève Bernhard Keller.

Pas de plaintes collectives

La communication entre la Foire suisse et les commerçants asiatiques s’est en outre améliorée. Les commerçants semblent avoir renoncé aux plaintes collectives qu'ils avaient menacé de déposer après leur exclusion.

La Foire suisse les avait incités à présenter leurs revendications au Département fédéral des finances. Pour l'instant, celui-ci n'a reçu aucune plainte collective, a confirmé son porte-parole Dieter Leutwyler, à l’ats.

Une plainte de la Foire suisse est en revanche encore pendante, concernant le SRAS, contre la décision du Conseil fédéral. On ignore pour l'instant quand le cas sera tranché, a récemment déclaré Jean-Louis Zürcher, porte-parole de l'Office fédéral de la santé publique.

swissinfo et les agences


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