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Samuel Schmid remporte sa première grande victoire politique

Le conseiller fédéral Samuel Schmid (à gauche) avec le chef de l'état-major général, Hans-Ulrich Scherrer.

(Keystone)

La nouvelle Armée XXI devrait coûter 4,3 milliards de francs par an. Le coût de la défense restera donc le même qu'actuellement. Mais si les chiffres ne changent pas, l'argent ne sera pas utilisé de la même façon: une plus grande place sera accordée aux investissements.

Près de 29 milliards devront être investis en 15 ans pour assurer le niveau et assurer le développement de l'armée, déclare Samuel Schmid. Pour le ministre de la Défense, il s'agit d'un montant qui ne peut en rien être qualifié de «démesuré».

L'achat de nouveaux armements est en effet nécessaire pour que l'armée suisse atteigne le haut niveau technique préconisé par le plan directeur d'Armée XXI. Ce haut niveau technique permettra par ailleurs à l'armée suisse d'assurer sa capacité à coopérer avec les forces de l'OTAN.

Mais augmenter les investissements tout en maintenant un budget global égal à celui d'aujourd'hui signifie obligatoirement que les coûts de fonctionnement devront être abaissés. Ce but sera notamment atteint par une réduction du personnel. A terme, quelque 3000 emplois pourraient passer à la trappe.

Le Conseil fédéral a par ailleurs refusé de limiter le budget d'Armée XXI à 4 milliards de francs par an, ainsi que le préconisait la Commission des finances du Conseil national. Cette décision constitue une victoire pour Samuel Schmid.

Le ministre de la Défense a en effet réussi à persuader ses collègues qu'un budget à 4,3 milliards constitue une solution «calculée au plus juste». Selon lui, une réduction de 300 millions aurait entraîné une dégradation continuelle de l'état du matériel et Armée XXI n'atteindrait même pas le niveau technique prévu pour Armée 95.

Samuel Schmid ne fait toutefois pas de triomphalisme et précise que son Département n'a pas obtenu un «chèque en blanc» de la part du Conseil fédéral. En effet, comme par le passé, le Parlement continuer à exercer son contrôle financier.

Olivier Pauchard


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