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Samuel Schmid renforce les liens avec Londres

Le président de la Confédération Samuel Schmid (à g.) et le premier ministre britannique Tony Blair.

(Keystone Archive)

Le président de la Confédération Samuel Schmid a rencontré le premier ministre britannique Tony Blair qui s’apprête à accéder à la présidence de l’UE.

Au centre des discussions, les priorités de la politique européenne de Londres et la future votation suisse sur l’extension de la libre circulation des personnes.

Après avoir été reçu par la reine Elisabeth II, Samuel Schmid a rencontré jeudi après-midi à Londres Tony Blair. Le président de la Confédération a assuré au premier ministre britannique que la Suisse était un partenaire sérieux pour l'UE.

Samuel Schmid en veut pour preuve la votation de dimanche sur les accords de Schengen/Dublin, a-t-il dit devant les médias à l'ambassade de Suisse à Londres. Il également indiqué que Tony Blair avait félicité la Suisse d'avoir approuvé ces accords.

Pas d'ingérence britannique

La votation du 25 septembre sur l'accord bilatéral sur la libre-circulation élargie aux dix nouveaux pays membres interviendra sous la présidence britannique de l'UE. La Grande-Bretagne prendra ses fonctions le 1er juillet.

Mais cette votation est une «affaire strictement suisse», selon Samuel Schmid. «La présidence britannique ne cherchera pas à influencer la campagne» lui a d’ailleurs assuré Tony Blair.

Le lien entre le dossier Schengen/Dublin et la libre circulation est d'ailleurs «purement politique», a également répété Samuel Schmid. Il évoquait les propos de la commissaire européenne Benita Ferrero-Waldner, selon lesquels un refus de la libre-circulation remettrait en cause l'accord de Schengen.

Une «politique semblable»

La visite du président de la Confédération en Grande-Bretagne avait par ailleurs pour but d'entretenir les relations bilatérales entre la Suisse et ce pays. En tant que pays non-membre de l'Europe, la Confédération doit s'efforcer d'entretenir de bonnes relations avec les pays phares de l'UE, a encore précisé Samuel Schmid.

Les discussions avec la Grande-Bretagne se déroulent bien, car les deux pays ont une politique semblable, a constaté le président de la Confédération.

Il a également abordé avec Tony Blair l'engagement de la Suisse pour la paix dans des régions de conflits. Il a ainsi signalé au Premier ministre que les deux hélicoptères de transport demandés par le Royaume-Uni pour la Bosnie étaient désormais opérationnels.

Une audience à Bukingham

Un peu avant dans la journée de jeudi, Samuel Schmid avait été reçu en audience par la reine Elizabeth II à Buckingham Palace.

Il s’est dit très impressionné par sa royale interlocutrice, fort au fait de la Suisse selon le porte-parole du Département de la défense, de la population et des sports (DDPS).

Le président de la Confédération a franchi le seuil de la résidence de la reine peu avant midi. Il a été salué par l'hymne national suisse joué par une fanfare de la garde royale avant de s'entretenir avec la souveraine en tête-à-tête durant une vingtaine de minutes. Il n'a pas souhaité dévoiler la teneur de leurs entretiens.

Samuel Schmid est arrivé dans la capitale britannique mercredi en début de soirée. Il a été accueilli par l'ambassadeur de Suisse à Londres Alexis P. Lautenberg et par une représentante de la reine à l'aéroport RAF Northolt.

Il a ensuite visité le Tate Modern Museum réalisé par les architectes bâlois Jacques Herzog et Pierre de Meuron. Le président de la Confédération a également bénéficié d'une visite individuelle de l'exposition consacrée à l'impressionnisme français à la National Gallery.

swissinfo et les agences

En bref

- Le 5 juin, le peuple suisse a accepté l’adhésion de la Suisse aux accords de Schengen (justice et police) et Dublin (asile).

- Le 25 septembre prochain, les citoyens suisses sont appelés à se prononcer sur l'extension de l’accord sur la libre circulation des personnes (conclu entre Berne et Bruxelles en 1999) aux dix nouveaux Etats membres de l'Union européenne.

- Après le «non» de la France et de la Hollande au projet de Constitution européenne, le gouvernement britannique a décidé de «geler» le référendum prévu en Grande-Bretagne au printemps prochain.

- Dès le 1er juillet, Londres assumera la présidence de l’UE jusqu’à la fin 2005.

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