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Sarkozy vainqueur, comme prévu

Nicolas Sarkozy sera le 6e président de la Ve République.

(Reuters)

La France a choisi. Selon les estimations des instituts de sondage, le candidat de droite Nicolas Sarkozy remporte le second tour de l'élection présidentielle avec 53 à 53,2% des voix.

Le verdict est tombé à 20 heures pile sur les chaînes de télévision françaises, mais il était déjà connu depuis deux bonnes heures, principalement grâce à Internet et aux médias étrangers.

En France, la loi interdit la publication du moindre sondage ou estimation avant 20 heures, heure de la fermeture des derniers bureaux de vote.

N'étant pas soumis à cette règle, les internautes des pays voisins - Suisses et Belges surtout - s'en sont donné à coeur joie et les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote donnaient déjà le nom du vainqueur dès avant 18 heures.

Puis, entre 18h32 et 18h50 sont tombées les estimations de trois grands instituts de sondage, aussitôt relayées par la Radio Suisse Romande: IFOP et CSA donnaient Nicolas Sarkozy vainqueur à 54% et la SOFRES allait même jusqu'à 54-55%.

A 20 heures, le score s'est un peu réduit, mais le candidat de l'UMP l'emporterait tout de même avec 53 à 53,2% des voix. Sa rivale socialiste Ségolène Royal obtiendrait entre 46,8 et 47% des voix.

La fête

Des milliers de militants UMP et de partisans de Nicolas Sarkozy regroupés dans et aux abords de la salle Gaveau, dans le VIIIe arrondissement de Paris, ont explosé de joie à l'annonce de la victoire de leur favori.

Une 'grande fête populaire' est prévue à Paris dans la soirée. A 52 ans, Nicolas Sarkozy va présider la France pour cinq ans et succéder dès le 16 mai à Jacques Chirac, au pouvoir depuis douze ans.

Participation record

Le taux de participation à ce second tour en France métropolitaine s'établissait à 75,11% à 17h00, selon le ministère de l'intérieur. Il s'agit d'un chiffre record à cette heure depuis 1965.

Les instituts de sondage prévoient une participation finale de 85 à 86%. Au premier tour le 22 avril, la participation finale était de 83,77 %, témoignant d'une forte mobilisation des quelque 44,5 millions d'électeurs. C'est 3,3 millions de plus qu'à la présidentielle de 2002.

Bonne mobilisation en Suisse

Les Français établis en Suisse se sont déplacés en nombre pour ce 2e tour. Selon des chiffres fournis en fin de journée par les consulats, la participation a atteint environ 48,5% en Suisse romande et 38% en Suisse alémanique.

Alain Boss, du consulat de Genève, indique que la participation a été «égale voire légèrement supérieure» aux 48,5% du premier tour. Contrairement au 22 avril, il n'y a pas eu de longues files d'attente devant les bureaux de vote, les opérations se déroulant de manière fluide.

Plus de 76'000

Au total plus de 76'000 Français établis en Suisse (trois fois plus qu'en 2002) s'étaient inscrits pour participer à ce scrutin.

La Suisse compte l'une des plus importantes colonies d'expatriés français dans le monde. Sur les 2,2 millions d'Hexagonaux exilés, la moitié sont recensés par les consulats, dont environ 160'000 sur territoire helvétique.

Cette large mobilisation pour la présidentielle s'est manifestée dans le monde entier. Alors qu'en 2002, 350'000 Français s'étaient inscrits pour départager Jacques Chirac, Lionel Jospin et Jean-Marie Le Pen et quelques autres, ils étaient cette année 821'600.

Plutôt à droite

En Suisse, la répartition gauche-droite est difficile à établir après le séisme politique de 2002 (2e tour Le Pen-Chirac). En 1995, 58% des électeurs s'étaient prononcés pour Jacques Chirac contre 42% pour Lionel Jospin.

Dans les années 1980, les Français de Suisse étaient généralement 75 à 80% à voter à droite.


swissinfo et les agences

Nicolas Sarkozy

Agé de 52 ans, l'ancien ministre de l'intérieur a caracolé en tête des sondages depuis la mi-janvier. Il est le premier fils d'immigrant à accéder à la présidence. Son père est Hongrois.

Figure de proue du parti néo-gaulliste UMP (Union pour un mouvement populaire), il a promis des réformes pour remettre la France au travail, juguler la criminalité et réduire le chômage.

Ministre des finances en 2004, il a sauvé le géant industriel Alstom de la débâcle et favorisé la fusion entre les groupes chimiques français Aventis et Sanofi, pour résister aux appétits du Suisse Novartis.

Après les émeutes qui ont enflammé les quartiers défavorisés en 2005, il a considérablement édulcoré son discours sur la «racaille» des banlieues.

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Ségolène Royal

Agée de 53 ans, la compagne du premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande est passé en trois ans du statut de politicienne locale à celui de la première femme à avoir une sérieuse chance de présider la France.

Sous le 'règne' de François Mitterrand, elle a été successivement ministre de l'environnement, de la famille et de l'éducation.

Son programme reprend les thèmes chers à la gauche, y compris la création d'emplois, mais elle promettait aussi de rompre avec certaines traditions du socialisme français.

Durant la campagne, elle a dû répondre de certaines gaffes, comme le fait de ne pas savoir de combien de sous-marins nucléaires dispose la France ou celui d'avoir semblé donner sa bénédiction au système judiciaire chinois.

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Le centre a fait la différence

Au premier tour, Nicolas Sarkozy avait obtenu 31,2% des suffrages et Ségolène Royal 25,9%.

En additionnant aux voix du candidat UMP celles de l'extrême-droite (même si Jean-Marie Le Pen a appelé à l'abstention), on arrive à 45% d'électeurs potentiels.

Pour la gauche, les voix de Ségolène Royal ajoutées à celles des petits candidats verts ou d'extrême gauche donne 36,4% d'électeurs potentiels.

Dès le soir du premier tour, il était donc clair que le vainqueur serait celui qui parviendrait à glâner la majorité des 18,6% de voix du centriste François Bayrou.

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