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Sauber et Ferrari, ces faux jumeaux

Felipe Massa, second pilote de l'écurie helvétique, a cassé son moteur en Australie.

(Keystone)

Même moteur, même boîte à vitesses que les Ferrari, l’écurie suisse Sauber-Petronas a hérité de bons atouts à l’aube la saison 2004 de Formule 1.

En Australie, lors du premier Grand Prix, le team helvétique n’a pourtant pas marqué le moindre point.

La C23 mise au point par l’écurie de Peter Sauber et la F2004 chère à Ferrari ont le même cœur: un moteur V10 confectionné par la Scuderia.

Une aubaine pour le team à croix blanche, inhérente, en fait, à la nouvelle réglementation stipulant que le même bloc doit être employé pendant tout le week-end.

Depuis 1997 et la conclusion du partenariat entre les deux équipes, Sauber bénéficiait de la motorisation des bolides au cheval cabré de l’année précédente. Celle de 2003, conçue pour la seule longueur d’une course, ne pouvait donc être reprise par Sauber cette saison. CQFD.

Mais cette collaboration ne s’arrête pas là puisque Ferrari met également à disposition sa boîte à vitesses. Et les caractéristiques de sa suspension arrière. Un «pack» souhaité par Bridgestone, le fournisseur de pneumatiques qui équipe Ferrari, Sauber et les petites écuries Jordan et Minardi.

But du manufacturier japonais: pouvoir compter sur deux équipes compétitives pour développer ses gommes. Et ainsi mieux tenir tête à son concurrent français Michelin, qui chausse les Williams, McLaren et Renault, soit les trois rivaux de Ferrari.

Première casse de moteur



Le vœu n’est donc pas resté pieux. Les nouvelles voitures du Zurichois Peter Sauber cultivent les ressemblances avec celles développées à Maranello. De l’intérieur, mais aussi de l’extérieur. A quelques différences près, importantes toutefois.

Preuve en est le classement final du premier Grand Prix disputé ce dimanche en Australie. Certes, le team d’Hinwil ne peut pas s’appuyer sur un sextuple champion du monde comme Michael Schumacher, ou sur son plus fidèle bras droit, le Brésilien Rubens Barrichello.

Sur le circuit d’Albert Park à Melbourne, l’Italien Giancarlo Fisichella a placé sa Sauber à la 10e place. A un tour du vainqueur, un certain Michael Schumacher, déjà gagnant aux Antipodes en 2000, 2001 et 2002…

Quant au Brésilien Felipe Massa, second pilote de l’écurie helvétique, il a été contraint de laisser sa monoplad3 en rade à 13 tours de l’arrivée, moteur cassé(!). Le couac.

Au terme de l’épreuve, et malgré l’absence de points marqués, Peter Sauber se voulait confiant, mettant en exergue le potentiel de son nouveau-né.

Des propos confirmés par Fisichella, regrettant son départ en 14e position ne lui ayant pas permis de se mêler aux meilleurs. Et par Massa qui, avant d’abandonner, s’était permis de doubler le vice-champion du monde, Kimi Raïkkönnen.

Ferrari et les autres

L’écurie suisse quitte donc l’Océanie avec des espoirs mais aussi un compteur bloqué à zéro. Titiller Ferrari, auteur du doublé, ou Williams (4e et 5e) et Renault (3e et 7e) n’est pas dans ses cordes. Pas plus que les McLaren (7e), bien que peu à leur affaire lors de ce premier Grand Prix.

Sixième du classement général des constructeurs en 2003 derrière les quatre grosses cylindrées de la F1 et l’écurie britannique BAR, le team suisse escompte progresser d’un rang cette année.

Des indications sur ses adversaires, l’équipe zurichoise a déjà pu en tirer avant de rendre à Sepang, en Malaisie, fief de son sponsor Petronas, pour le second Grand Prix de la saison fixé le 21 mars.

Première indication: BAR a marqué des points, au propre comme au figuré. Les pilotes à son service, l’Anglais Jenson Button (6e) et le Japonais Takuma Sato (9e) ont fait mieux que Fisichella.

Seconde indication: Toyota, plus gros budget de la F1 avec 500 millions de dollars (contre 164 millions, moteurs inclus pour Sauber), et à ce titre deuxième contradicteur annoncé sérieux, a fait pâle figure (12e et 13e).

Troisième constat: devant, Ferrari et Michael Schumacher sont bien partis pour faire la course en tête. Et ne laisser que des miettes à leurs poursuivants, qu’ils s’appellent Williams, McLaren, Renault ou Sauber, Juan Pablo Montoya, Kimi Raïkkönen, Fernando Alonso ou Giancarlo Fisichella.

swissinfo, Raphael Donzel

En bref

- Les monoplaces de Sauber-Petronas et Ferrari sont dotées du même moteur et de la même boîte à vitesses, tous deux confectionnés par la Scuderia.

- Ce choix a été suscité par Bridgestone, le fournisseur en pneumatiques des deux équipes.

- En Australie, lors du premier Grand Prix de la saison, les Sauber ont dû se contenter du 10e rang, tandis que les Ferrari réalisaient le doublé.

- BAR et Toyota, les principaux rivaux de Sauber, ont connu des fortunes diverses: encourageante pour l’écurie britannique (6e et 9e), timorée pour le team japonais (12e et 13e).

- Le prochain Grand Prix aura lieu le 21 mars en Malaisie, sur le circuit de Sepang, fief du sponsor Petronas.

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