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Les robots règnent sur Yverdon-les-Bains

Eurobot 2005 joue au bowling à Yverdon-les-Bains. 

(eurobot.org)

La ville du Nord vaudois organise la finale européenne de robotique dans le cadre du Festival science et cité (du 19 au 29 mai).

Jean-Daniel Dessimoz, professeur à l’Ecole d’ingénieurs du canton de Vaud, et Patrick Gyger, directeur de la Maison d’Ailleurs à Yverdon, font le point.

Yverdon-les-Bains sera le siège de la huitième édition d’Eurobot du 20 au 22 mai. Une première! Depuis la création de ces joutes robotiques en 1998, jamais la finale européenne n’a quitté son berceau de La Ferté Bernard, commune de 9'000 habitants à 170 km à l’ouest de Paris.

En 2004, 21 pays, principalement du Vieux Continent, représentés par 250 équipes, avaient pris part à ce concours scientifique et technique, à travers les qualifications nationales et la finale internationale.

Cette année, seize teams helvétiques, essentiellement de la Romandie, se sont inscrits. Seuls trois, comme le stipule le règlement d’Eurobot relatif au nombre maximum de participants par nation, participeront à la Coupe d’Europe de la robotique.

Cette sélection (SwissEurobot) aura également lieu, comme c’est le cas depuis six ans, à Yverdon du 19 au 20 mai, promue capitale de la robotique dans le cadre du Festival science et cité.

Un projet à l'échelle 1:1

«Yverdon est au centre d’une région reconnue pour ses compétences dans le domaine microtechnique», explique Jean-Daniel Dessimoz, professeur à l’Institut d’automatisation industrielle de l’Ecole d’ingénieurs du canton de Vaud (EIVD).

«La présence d’Y-Parc, plus grand parc technologique de Suisse, et de notre école attestent qui plue est encore de ce dynamisme dans ce secteur technologique précis.»

Membre du comité d’organisation de ces finales de robotique, l’ingénieur EPFL vaudois relève l’importance d’une telle compétition pour ses étudiants de 3e année.

«Ils sont confrontés à une situation analogue à celle qu’ils rencontreront plus tard. Il y a un cahier des charges à respecter, des informations à gérer et des décisions à prendre. Ce projet est une application concrète des sciences.»

Plusieurs mois durant, ces microtechniciens en herbe jouent ainsi avec des fils, des composants électroniques, toutes sortes de capteurs, des moteurs et des roues pour monter un robot mobile, autonome et surtout efficace.

Table ronde des scientifiques

Dans la ville du Nord vaudois, il ne sera pas seulement question de conception et de développement de robots, mais aussi de diffusion de résultats auprès du reste de la communauté scientifique.

«Cette dimension faisait défaut jusqu’à présent. La première conférence internationale sur la robotique mobile autonome, habile et humanoïde organisée par l’EIVD pallie cette lacune», se réjouit Jean-Daniel Dessimoz.

Directeur et conservateur de la Maison d’Ailleurs, le Musée de la science fiction, de l'utopie et des voyages extraordinaires à Yverdon et partenaire culturel de ce Festival science et cité, Patrick Gyger reconnaît l’utilité des ces Swiss Robotic Days.

«La motivation que ces joutes suscitent, l’esprit de compétition et le travail en équipe qu’elles impliquent sont des valeurs destinées à la jeunesse. Ces joutes ont aussi une grande portée au niveau de la recherche.»

Quand deux rhinocéros interpellent

Patrick Gyger s’empresse toutefois de dresser quelques garde-fous. «Il y a des choses qu’on peut faire, mais qu’on ne doit pas faire, insiste-t-il. Je ne dis pas que le robot va supplanter l’homme mais on pourrait imaginer qu’un de ceux développés par des jeunes de 18 ans soient utilisés pour commettre des méfaits à distance.»

Et l’historien de poursuivre: «La science fiction offre des pistes de réflexion, permet de prendre du recul sur les technologies que l’on développe. Le rôle de la Maison d’Ailleurs est de proposer aux scientifiques une autre vision de l’univers que celle strictement mécaniste.»

L’exposition «L’Homme Bleu, le rhinocéros et la solution du monde» mise en scène par le musée yverdonnois (du 15 mai au 11 septembre) traite justement des implications culturelles de certaines réalisations.

«Le rhinocéros d’Yverdon interagit avec le public, celui de Neuchâtel accomplit les mêmes gestes, explique Patrick Gyger. Une façon comme une autre d’expliquer que les actions effectuées à un endroit peuvent avoir ailleurs des conséquences qu’on ne maîtrise pas.»

swissinfo, Raphael Donzel

Faits

Eurobot est un concours de robotique amateur ouvert aux équipes de jeunes, rassemblés dans projets d’étudiants ou des clubs indépendants.
Le but est d’encourager la pratique de la science (technique, gestion de projet,...) dans un esprit amical.
18 pays européens, ainsi que l’Algérie, le Marco, la Tunisie et le Canada sont représentés à Eurobot 2005.
Le thème de cette année est le bowling.
Les robots, autonomes, doivent s’inscrire dans un cube de 30 à 40 cm, l’aire de jeu est définie par une table de 2 mètres sur 3 avec une topologie plus ou moins complexe, les matches durent 1 minute 30.
La finale fait l’objet d’un reportage de 26 minutes (E=M6) sur la chaîne de télévision française M6.

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En bref

- La 2e édition du Festival science et cité (après 2001), associée pour l’occasion à la Semaine du cerveau, se déroule du 19 au 29 mai 2005 dans 19 localités de Suisse.

- Au programme, 350 manifestations interdisciplinaires, axées autour du thème de la conscience. qui mettent en relation la science et l’art et jettent une passerelle vers la Cité.

- Yverdon a été promu capitale de la robotique. Expositions, spectacles, musique & cinéma, conférences et bien sûr les Swiss Robotic Days sont à l’affiche.

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