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Les scientifiques rencontrent le public à Zurich

Un grand show axée sur la chimie... une des expériences de la Nuit de la recherche.

Dans la nuit de vendredi à samedi, chercheurs et scientifiques ont proposé à monsieur et madame tout le monde de découvrir leur monde au travers de diverses activités.

Des expériences interactives ont eu lieu en plusieurs endroits de la ville. C'était la première fois que la Suisse participait à la «Nuit de la recherche» mise sur pied depuis 2004 au niveau européen.

Robots volants, génétique, nanotechnologie, physique cosmique, technologies de l'information ou de la santé ou divers projets énergétiques tel que la voiture Swiss PAC – véhicule à piles à combustible – font partie des diverses possibilités de découverte offertes à tous ceux qui avaient décidé de profiter de l'occasion.

Les plus curieux ont été invités à participer à certaines expériences, à découvrir les effets positifs de la science sur leur quotidien ou simplement à évoquer le travail des chercheurs en leur compagnie.

Il s'agissait de la troisième «Nuit de la science» mise sur pied par la Commission européenne; mais d'une première en Suisse grâce à la participation de l'Ecole polytechnique fédérale (ETH) et de l'Université de Zurich.

Pour le porte-parole de l'ETH Matthias Erzinger, il s'agissait avant tout de bâtir des ponts entre la science et le public ainsi que de relativiser l'admiration et les peurs que celle-ci suscite.

«Depuis des centaines d'années, la science fascine les gens mais elle leur fait aussi peur, dit-il. Il y a quelques temps, le principal sujet d'inquiétude était la recherche nucléaire et désormais l'attention se focalise sur la génétique. Les choses nouvelles créent toujours des angoisses.»

«Nous voulons montrer au public quels sont les enjeux de la science pour leur santé et leur futur. Le fait d'avoir un contact direct avec les chercheurs permet de voir qu'il s'agit de gens tout à fait normaux.»

Zurich, haut lieu de la science

Il y a deux ans, l'Ecole polytechnique fédérale avait déjà mis sur pied un événement similaire (World of Knowledge) à l'occasion de ses 150 ans d'existence. Le succès rencontré lors de cette manifestation a aidé à convaincre les scientifiques de redescendre dans la rue cette année.

La «Nuit de la science» poursuit également un autre but, celui de renforcer les liens entre diverses branches scientifiques et de recherche d'Europe. La Suisse est par exemple désormais très bien intégrée dans le réseau scientifique européen qui permet une meilleure communication et coordination entre les divers pays de l'UE.

Pour Matthias Erzinger, l'excellent travail effectué à l'Ecole polytechnique fédérale et à l'Université de Zurich fait aujourd'hui de la ville un centre scientifique de premier plan au niveau européen.

La réputation de ces deux établissements incite de plus en plus de compagnies internationales à venir s'établir à Zurich. Les laboratoires de recherche d'IBM, de Google et de Microsoft pour l'Europe sont des exemples parmi d'autres.

«Nous avons également un grand nombre d'établissements privés et diverses écoles de renom desquelles sortent des cerveaux aux potentiels reconnus qui se dirigent dans les domaines de la science et de la médecine.»

swissinfo, Matthew Allen à Zurich
(Traduction et adaptation de l'anglais : Mathias Froidevaux)

Faits

La troisième édition de la «Nuit de la recherche» a eu lieu dans 150 villes de 29 pays.

Elle est organisée par la Commission européenne dans le cadre du 7ème Programme cadre pour la Recherche et le Développement.

Les organisateurs espéraient attirer près de 250'000 visiteurs dans toute l'Europe (il y en avait eu 109'000 l'an dernier).

Le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA), le laboratoire de recherche d'IMB Europe et la Banque cantonale de Zurich avaient également prévu certaines activités durant la manifestation.

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