Selon un sondage, le PRD n'est plus le parti le plus fort

26 % des sondés n'ont pas encore décidé pour quel parti ils se prononceraient. Keystone Archive

Le PS et l'UDC dépassent le PRD dans les intentions de vote. Selon un sondage du «SonntagsBlick», les radicaux ont déjà perdu leur position de tête acquise en été.

Ce contenu a été publié le 21 octobre 2001 - 11:13

22 % des électeurs auraient donné leur voix soit au PS soit à l'UDC, si les élections au Conseil national avaient eu lieu dimanche. Le PRD n'aurait rassemblé que 20,5 des voix et le PDC 16 %.

PRD face au changement

Le PRD a donc perdu la tête du classement, qu'il avait conquise lors du dernier sondage en juillet pour la première fois depuis dix ans avec 24 % d'intentions de vote. Il a été dépassé par le PS, qui gagne 3,5 points par rapport au sondage de juillet, et par l'UDC, malgré le fait que ce dernier perde 1,5 points. Le PDC gagne 1 point, mais reste tout de même en queue de classement avec 16 % des intentions de vote.

Pour le conseiller politique et ancien secrétaire général du PDC Iwan Rickenbacher, le recul du PRD s'explique par le rôle du parti dans la crise de Swissair, mais aussi par des problèmes de personnel. «Le PRD doit faire face à un changement de génération et à une nouvelle donne structurelle», a dit M. Rickenbacher à l'ats.

L'éclaircie estivale pour le PRD est à attribuer à un «effet Bührer», a-t-il expliqué. Le conseiller national schaffhousois Gerold Bührer venait de reprendre la présidence du parti.

PS et PDC en bonne posture

Le PS profite de son côté de la vague de scepticisme en matière de privatisation. De plus, le parti maîtrise plus ou moins ses problèmes de dissenssions internes. Le PDC profite de son nouveau président ainsi que d'une unité de vues dans le débat sur l'ONU, selon Iwan Rickenbacher.

Le sondage a été effectué par Isopublic la semaine du 11 au 18 octobre auprès de 1000 personnes ayant le droit de vote. Seules les réponses de 540 citoyens qui seraient sûrement allés aux urnes ont été prises en compte. 26 % des sondés n'ont pas encore décidé pour quel parti ils se prononceraient.

swissinfo avec les agences

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article