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Seuls dans l'univers? Certainement pas...

Une exoplanète imaginée par un artiste.

(NASA)

L’astrophysicien Michel Mayor et l’astronaute Claude Nicollier en sont persuadés: il y a de la vie ailleurs dans l’univers.

Au-delà de l’intime conviction, ils offrent des pistes de réflexion. Et quelques indices scientifiques.

«Il y a tellement d’étoiles et de planètes dans l’univers… Ce serait présomptueux de penser que la vie ne s’est développée que sur Terre», lance Michel Mayor, directeur de l’Observatoire de Genève.

Autre élément avancé par l’astrophysicien: sur Terre, la vie est apparue très vite, sous forme de bactéries. Il semble donc logique que la chimie de la vie se réalise dès que les conditions sont favorables.

Claude Nicollier est lui aussi persuadé que nous ne sommes pas seuls dans l’univers. Et cette conviction - «un aveu de foi, puisqu’il n’y a encore aucune preuve» - s’est encore renforcée pendant la mission destinée à réparer le télescope spatial Hubble.

«Après avoir vu la richesse matérielle de l’univers, sa dimension, le nombre de galaxies, précise l’astronaute, je ne peux pas imaginer qu’une telle richesse matérielle ne soit pas accompagnée d’une richesse de vie».

Michel Mayor a ressenti ce même sentiment au cours de ses recherches. Notamment lorsqu’il a découvert la première planète hors de notre système solaire (exoplanète) avec son collègue Didier Queloz (voir encadré: Des mondes nouveaux par millions).

Au-delà de la conviction, la science

La question de savoir si nous sommes seuls ou non dans l’univers préoccupe l’homme depuis le jour où il a levé la tête vers les étoiles.

Elle a longtemps relevé du domaine de la philosophie, voire de la religion. Aujourd’hui, la science s’en saisit à son tour. Mais quelles réponses peut-elle offrir?

Pour l’instant, pas de réponse absolue, pas de preuve non plus. Mais des indices, des pistes. Les astronomes savent maintenant où chercher des traces de vie.

Plusieurs sites sont intéressants à ce titre: le tréfonds de Mars, les atmosphères des exoplanètes ou encore l’océan qui se trouve sous la banquise d’Europa, satellite de Jupiter.

Quelles formes de vie?

Un espoir de trouver la vie ailleurs. Sous sa forme primitive en tous les cas. Claude Nicollier et Michel Mayor sont tous deux optimistes sur ce point. De là à envisager une forme de vie intelligente…

«C’est une question autrement plus spéculative, répond le directeur de l’Observatoire de Genève. Aucun élément ne nous permet d’imaginer que c’est possible.»

«Les formes de vie très primitives sont résistantes, ajoute Claude Nicollier. Par contre, les formes de vie avancées, comme la vie humaine, sont fragiles. Je l’ai constaté en quittant l’environnement terrestre. Le milieu spatial est hostile.»

Aux Etats-Unis, des chercheurs se sont pourtant mis à l’écoute du cosmos. Leur espoir: détecter des ondes émises par une civilisation développée pour prouver l’existence d’autres formes d’intelligence (voir encadré: Le PC à la recherche de la vie extra terrestre).

swissinfo, Alexandra Richard

En bref

- Claude Nicollier et Michel Mayor ont débattu de la question «Sommes-nous seuls dans l’univers?» mardi soir à l’Université de Genève.

- Une rencontre organisée par le service de formation continue de l'Université de Genève et la Télévision suisse romande (TSR) pour le lancement d’une série d’émissions autour du thème «L’astronomie, à quoi ça sert?».

- «Les Grands Entretiens avec Michel Mayor» seront diffusés du 30 octobre au 18 décembre sur TSR2 à 21h30 ou 23h.

- En préambule, TSR2 diffusera, le 27 octobre, un documentaire, consacré à la découverte de Michel Mayor et Didier Queloz, intitulé «Des astres errants».

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