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Sir Peter Ustinov s'en est allé

Peter Ustinov, optimiste malgré tout... Ici, à Genève en 2001

(swissinfo.ch)

L’acteur britannique, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi. Il était installé dans le Canton de Vaud depuis 1957.

Lauréat de deux oscars, celui qui fut également écrivain et metteur en scène était âgé de 82 ans.

Sa rondeur, son humour et sa profonde humanité faisaient partie du paysage romand depuis presque 50 ans, car Peter Ustinov avait choisi les rives du Léman comme cadre de vie.

«Peter Ustinov était un phénomène! Erudit, caustique et polyglotte, il pouvait parfois être cabotin mais il avait aussi un sens aigu de l'autoparodie», a réagi Hervé Dumont, directeur de la Cinémathèque suisse à Lausanne, auprès de l'ATS.

Et une vision lucide de notre société: «Si le monde explose, la dernière voix audible sera celle d'un expert disant que la chose est impossible», avait-il écrit.

Conteur, humoriste, imitateur, musicien, photographe, dessinateur, Peter Ustinov laisse une quinzaine de livres et 22 pièces de théâtre, dont «Romanoff et Juliet», «L'amour des quatre colonels», «Le Soldat inconnu et sa femme». Il avait aussi mis en scène des opéras et enregistré plusieurs disques.

7e Art

Côté cinéma, Peter Ustinov a réalisé sept longs métrages, dont «Billy Budd» en 1962, et plusieurs documentaires de télévision. Mais il fut surtout acteur dans une soixantaine de films, et récompensé par deux Oscars.

L'un pour son interprétation de l'abject marchand d'esclaves dans «Spartacus» de Stanley Kubrick en 1960, l'autre pour son rôle dans «Topkapi» de Jules Dassin en 1964.

Il a notamment campé Néron dans «Quo Vadis» en 1951, le prince de Galles dans «Beau Brummel» en 1954 ou Mirabeau dans «La Révolution française» en 1989. Il a incarné quelquefois Hercule Poirot, le héros d'Agatha Christie, notamment dans «Mort sur le Nil» en 1978.

Homme de bonne volonté

Peter Ustinov était aussi homme de cœur. Avocat de la paix et de la tolérance, il a oeuvré en faveur de l'UNICEF et d'organisations caritatives.

«Des engagements qui ont élargi ma vision du monde», avait-il raconté lors d'un entretien à l'ats. Ce destin hors du commun lui a valu de nombreux honneurs, dont celui d'être anobli par la reine Elisabeth II. Marié trois fois, il était père de quatre enfants.

C'était un «excellent» ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), a déclaré l'ex-secrétaire général de l'Onu Boutros Boutros-Ghali interrogé par la chaîne britannique Sky News.

Très attentif à la vie politique, il se disait optimiste, «car il n'y a pas d'alternative, c'est un devoir». Mais sa définition de l’optimisme était pour le moins personnelle: «L'optimiste est celui qui sait à quel point le monde peut être triste. Le pessimiste est celui qui le découvre tous les jours.»

Peter Ustinov présidait l'Organisation internationale des fédéralistes et des citoyens du monde, qu'il avait créée en 1947. Ce mouvement prône une conception démocratique du monde, sur le modèle du fédéralisme suisse.

Origine russe

Peter Ustinov naît le 16 avril 1921 à Londres d'une mère de souche française et d'un père d'origine russe titulaire d'un passeport allemande. Elle est peintre, lui, journaliste.Le jeune Peter entame sa carrière théâtrale en Grande-Bretagne à l'âge de 17 ans. Il apparaît sur les écrans de cinéma trois ans plus tard.

«Je suis né en exil à Londres», racontait-il. «Cela a été une chance. Car si j'avais hérité d'une holding dans l'agriculture sur les bords de la Volga, je n'aurais sans doute pas eu le tempérament, ni la volonté de faire de ma vie ce qu'elle a été.»

swissinfo avec les agences

En bref

- Acteur de 60 films, dont des classiques, il a reçu deux Oscars. L'un pour son interprétation de l'abject marchand d'esclaves dans Spartacus de Kubrick en 1960, l'autre pour son rôle dans Topkapi de Jules Dassin en 1964.

- Au cinéma, il a campé Néron dans Quo Vadis en 1951, le prince de Galles dans Beau Brummel en 1954 ou Mirabeau dans La Révolution française en 1989.

- Il a incarné quelquefois Hercule Poirot, le héros d'Agatha Christie, notamment dans Mort sur le Nil en 1978.

- Il était conteur, humoriste, musicien, photographe, dessinateur... et laisse une quinzaine de livres et 22 pièces de théâtre.

- Il avait mis en scène des opéras et enregistré plusieurs disques.
et a réalisé sept longs métrages, dont Billy Budd en 1962.

- Peter Ustinov était aussi homme de coeur. Il a oeuvré en faveur de l'UNICEF et d'organisations caritatives.

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