«Après quatre mois en Uruguay, je n’ai pas encore vu un seul cheval»

Le diplomate suisse Jean-Rodolphe Linder habite et travaille à Montevideo. Ruben Giménez Viera/latinphoto.org

Le jeune diplomate suisse Jean-Rodolphe Linder est entré en fonction en début d’année à l’ambassade de Montevideo, en Uruguay. Une nouvelle vie qui a été chamboulée par l’arrivée de la pandémie. Son récit.

Ce contenu a été publié le 06 juin 2020 - 11:00
Ruben Giménez Viera

«Je m’appelle Jean-Rodolphe Linder, j’ai 25 ans et je suis employé à l’ambassade de Suisse pour l’Uruguay et le Paraguay. Je viens de Bâle, j’ai étudié à Saint-Gall et travaillé à Zurich avant de déménager ici. Je travaille avec des Uruguayens et des Suisses, nous parlons le français, l’allemand et l’espagnol.

Mes parents voulaient me rendre visite le mois dernier, mais le voyage a été annulé en raison de la crise du coronavirus qui a entraîné une fermeture des frontières. D’un point de vue européen, l’Uruguay n’est pas forcément la destination numéro un.

Je reste naturellement en contact avec mes amis suisses, surtout maintenant que tout est fermé. Mes relations numériques se sont encore intensifiées: je n’ai perdu personne de vue.

Ruben Giménez Viera/latinphoto.org

La pandémie a totalement modifié mon travail, car je ne peux ni sortir ni rencontrer des gens, alors que c’est une partie importante des activités d’une ambassade. Ma vie personnelle a aussi changé, je suis plus solitaire. Je n’étais pas habitué à un tel degré d’isolement.

Je suis venu en Uruguay pour faire connaissance avec le pays, la région et ses habitants. Après quatre mois sur place, je n’ai pas encore vu la capitale de l'Argentine Buenos Aires, toute proche, ni le département de Colonia, ni un seul cheval à l’intérieur du pays. J’espère pouvoir le faire bientôt.

Parfois, des choses simples de la Suisse me manquent, par exemple certaines épices, certains plats comme le fromage et bien entendu les gens. En Uruguay, j’apprécie tout ce qui unit les habitants. La situation politique semble très polarisée, mais en réalité presque tout le monde se connaît. La population est liée par ses innombrables traditions, que ce soit le Mate, le football, les grillades ou les gnocchis le 29 de chaque mois. Ce ciment est presque encore plus fort que la cohésion suisse.»

Ruben Giménez Viera/latinphoto.org

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