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Le ciel est tombé sur la tête

4 juillet: Genève n'oubliera pas cet été 2007.

(Keystone)

Neige jusqu'à 1600 mètres, pluies diluviennes, piscines désertées, cultures inondées, contrairement aux prévisions, l'été 2007 ne s'annonce pas comme l'été du siècle

Mardi à la Jungfrau, il faisait plus froid qu'en... janvier. Pas étonnant que les voyagistes soient pris d'assaut par les amoureux du soleil.

Promis, juré: l'été reviendra en fin de semaine avec une température de 30 degrés. Les météorologues ont beau dire, la chute des températures a provoqué des chutes de neige jusque vers 1600 mètres mardi.

Le retour de la neige est dû à l'air froid, avec moins 10 degrés mardi matin à la Jungfrau, soit 6 de moins que le 10 janvier. Sur le Plateau, il faisait 9,1 degrés à Zurich et 9,3 à Berne. A Genève, la barre des 10 degrés était à peine franchie. C'est au sud du Tessin que la température la plus élevée a été enregistrée, soit 17,1 degrés. En gros, ces valeurs sont proches de celles des mois de mars et avril, selon Météosuisse.

Au Grand Saint-Bernard (Valais), il a neigé 10 cm. Mais Viasuisse ajoute que la neige a recouvert les cols de l'Albula, de la Flüela, de la Bernina, du Grimsel, du Nufenen et du Susten. Le Col du Pillon, entre Berne et Vaud, est toujours fermé.

Que d'eau!

La désolation règne dans les piscines et les plages lacustres, où les pédalos restent à quai. Seules les locations de voiliers sauvent les meubles, grâce à des vents favorables.

Parallèlement, le niveau des eaux est élevé dans le canton de Berne, où les cotes des lacs de Brienz et de Thoune sont montées depuis lundi. Dans la région du Jura, les lacs de Bienne, Morat et Neuchâtel atteignent un niveau de 50 cm à 1 m seulement en dessous des cotes d'alerte et la décrue n'est pas pour demain.

Pertes sèches pour l'agriculture

Les fortes pluies des derniers jours ont inondé les cultures maraîchères et la situation est difficile dans le Seeland bernois et le Chablais vaudois.

La courte accalmie du week-end n'a pas suffi à rassurer les cultivateurs. «Il faurait une longue période de sécheresse pour que le pire soit évité», se désole Pascal Toffel, de l'Union maraîchère suisse (UMS).

A l'invasion des limaces et à la pourriture s'ajoute le risque des maladies mycologiques, Et pas question de faire des plantations, selon le président de la section vaudoise de l'UMS, Roland Stoll: «On devrait planter des carottes pour l'automne. Mais depuis au moins un mois, c'est impossible.»

Par contre, la situation est moins dramatique dans la région zurichoise et en Suisse orientale. Mais les maraîchers annoncent que le prix des salades et des choux fleurs va doubler.

Après les producteurs de légumes et de céréales, c'est au tour des producteurs de fruits de tirer la sonnette d'alarme. La récolte de cerises s'annonce limitée dans les régions bâloise, argovienne et soleuroise. Quant aux abricots du Valais, ils se fendent sous l'humidité et il faut casser les prix.

Ruée vers le soleil

Mais il n'est pas question de gâcher les vacances scolaires. Fatigués d'attendre le retour de la chaleur, annoncé pour ce week-end, les Suisses se ruent sur les offres «last-minute» des voyagistes.

Ils recherchent des destinations où le soleil et la chaleur sont garantis, constatent plusieurs voyagistes. Kuoni, TUI et Hotelplan ont vu les demandes exploser, surtout depuis une semaine.

swissinfo et les agences

Tourisme peu touché

Le mauvais temps n'affecte que superficiellement l'hôtellerie. Les touristes étrangers ont maintenu leurs réservations en Suisse. Par contre, les visiteurs spontanés sont moins nombreux, selon Hotelleriesuisse. De plus, le temps est plus ensoleillé au sud du pays.

Plus dépendantes de la météo, les cabanes du Club alpin suisse (CAS) ont subi une baisse de fréquentation, notamment en semaine.

Quant aux propriétaires de piscines, ils s'arrachent les cheveux et leur saison est déjà bien compromise.

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