Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Les montres volées ont réapparu en France

Le Musée Girard-Perregaux de La Chaux-de-Fonds peut rouvrir ses portes.

(Keystone)

Toutes les montres de collection volées jeudi au Musée Girard-Perregaux, à La Chaux-de-Fonds, ont été retrouvées deux jours plus tard dans le Jura français.

La collaboration des polices a permis de trouver le sac contenant le butin caché dans des buissons. Deux personnes ont été arrêtées et la police recherche encore des complices.

Le sac contenant le butin était caché dans des fourrés près de Valdahon (Doubs), en France voisine. Deux suspects, d'origine des Balkans, ont été écroués par le Parquet de Besançon. Leur extradition a été demandée, ont communiqué les autorités neuchâteloises. Un troisième homme est activement recherché.

Jeudi vers 9 heures, quelques heures après le vol de la prestigieuse collection de montres, la gendarmerie française arrêtait deux suspects dans la région de Valdahon.

Deux voitures correspondant aux signalements des véhicules recherchés forçaient un barrage de police et faisaient demi-tour sur la chaussée à quatre voies, peu après Valdahon, en direction de Besançon.

Après 45 minutes de recherche, les gendarmes parvenaient à arrêter un véhicule alors qu'il empruntait un sens interdit. Le second véhicule, une BMW X5 noire immatriculée en Allemagne, parvenait à prendre la fuite.

Dans le véhicule intercepté, la police a retrouvé des gants qui ont permis de faire un lien immédiat avec le brigandage de La Chaux-de-Fonds. Le conducteur et son passager n'ont donné aucune explication plausible sur leur emploi du temps.

Sur la base d'un mandat d'arrêt international, les deux hommes, d'origine des Balkans, ont été écroués vendredi dernier par le Parquet de Besançon. Leur extradition a été demandée par la juge d'instruction neuchâteloise Sylvie Favre.

Une battue dans la campagne

Au vu des éléments de l'enquête, il a été décidé d'organiser une battue samedi dans la région de Valdahon pour tenter de retrouver trace du butin et du troisième suspect.

Des habits ont été retrouvés et, finalement, un sac dissimulé dans des fourrés sous un chêne a été découvert. Il contenait la totalité des montres dérobées au musée Girard-Perregaux.

Des recherches sont en cours pour retrouver le troisième suspect. La manière dont les auteurs ont dérobé et transporté les prestigieuses montres ne permet pas de conclure qu'ils soient eux-mêmes collectionneurs, selon le communiqué de la police cantonale neuchâteloise et de la juge d'instruction Sylvie Favre.

Plus d'une centaine de montres anciennes et contemporaines avaient été dérobées jeudi dernier par trois individus au Musée horloger Girard-Perregaux.

Ce patrimoine comprenait notamment des mouvements à complications comme le fameux «Tourbillon sous trois Ponts d'or», ainsi que des boîtiers délicatement ouvragés de montres joaillières. Toutes les pièces dérobées étant répertoriées, le butin est difficilement négociable avait précisé alors la juge d'instruction.

swissinfo et les agences

Girard-Perregaux

Les origines de la marque remontent à 1791, lorsque Jean-François Bautte signe ses premières montres, puis installe sa manufacture à Genève.

En 1852, Constant Girard fonde la maison Girard & Cie. Deux ans plus tard, il épouse Marie Perregaux et, de l'union de leurs noms, naît à La Chaux-de-Fonds la manufacture Girard-Perregaux.

En 1906, la marque rachète la maison Bautte.

En 1970, Girard-Perregaux donne à la Suisse sa première production industrielle de montres-bracelets à quartz. La fréquence adoptée de 32'768 Hz demeure le standard universel pour les montres à quartz.

Fin de l'infobox


Liens

×