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Programme étendu Bourses pour étrangers: davantage de pays élus

Boursiers étrangers de l’Université de Genève.

Boursiers étrangers de l’Université de Genève.

La Suisse veut sensiblement étendre son programme de bourses pour étudiants étrangers. Elle vise désormais 192 pays et observe une hausse de demandes en provenant des pays du «Printemps arabe».

La Commission fédérale des bourses pour étudiants étrangers (CFBE), qui a fêté en 2011 son 50e anniversaire, a attribué, durant cette période, des bourses d’études à plus de 7000 jeunes chercheurs et artistes, venant des quatre coins du monde.

La moitié de ces bourses a été attribuée à des étudiants issus de pays en voie de développement, l’autre moitié à des chercheurs originaires de pays industrialisés avec lesquels la Suisse entretient des rapports de réciprocité. Réciprocité qui permet aux Confédérés d’effectuer à leur tour un séjour scientifique à l’étranger.

Objectif: «Renforcer la coopération avec les pays voisins et industrialisés d’une part, utiliser les bourses comme moyen de développement dans les pays dits du tiers-monde d’autre part», explique le secrétaire de la commission, Olivier Brighenti, à swissinfo.ch.

Le responsable au Secrétariat d’Etat à l’éducation et à la recherche poursuit: «On n’entend pas attirer et retenir les cerveaux étrangers, mais plutôt former les étudiants pour qu’ils fassent profiter leur pays, une fois de retour chez eux, de l’expérience acquise en Suisse».

Renforcer l’impact scientifique de la Suisse

Prisées par les chercheurs et les professeurs des Hautes Ecoles, les bourses d’études renforcent l’impact scientifique de la Suisse sur le marché international et constituent un précieux outil de dialogue que la Commission entend améliorer.

D’où sa volonté d’aller encore plus loin et de couvrir désormais «tous les Etats avec lesquels la Suisse entretient des relations diplomatiques», soit 192 pays, indique Olivier Brighenti. Jusqu’ici, l’offre ne concernait que 80 pays. Le nouveau régime entrera en vigueur à partir de l’année académique 2013-2014.

«Nous avons constaté jusqu’à présent que le choix des pays se faisait sur la base de critères historiques, ce qui pénalisait beaucoup de jeunes étrangers très talentueux», confie Olivier Brighenti. Lequel relève, au passage, le nombre croissant de demandes de bourses provenant des pays du «Printemps arabe» et notamment de Tunisie.   

La Commission, dont le budget annuel est passé à 10 millions de francs, veut désormais donner leur chance à tous les étudiants et chercheurs, sans distinction d’origine.

«La nationalité n’entre pas en ligne de compte dans le choix des candidats. Ce qui compte, c’est le niveau académique de ces derniers: leur projet de recherche est-il convainquant, profitable à leur pays et à la Suisse? C’est ce que la Commission étudiera avant de se prononcer sur les dossiers de candidature», insiste Olivier Brighenti.

Nouveaux critères

Dès l’année académique 2013-2014, la Commission fédérale des bourses pour étudiants étrangers, n’accordera plus de bourses aux personnes qui préparent un master (2e cycle universitaire et limitera son offre à 3 catégories d’étudiants:

1. Ceux qui préparent un doctorat dans leur pays et souhaitent effectuer une recherche durant une année en Suisse. Conditions: fournir un projet de recherche et une invitation d’un professeur suisse.

2. Ceux qui souhaitent préparer un doctorat dans une université suisse pour une durée de trois ans. Conditions: être admis au programme.

3. Ceux qui détiennent un doctorat et souhaitent poursuivre leur recherche durant une année (post-doctorat). Conditions: fournir un projet et une invitation d’un professeur suisse.

Les bourses accordées aux artistes vont uniquement aux pays industrialisés avec lesquels la Suisse applique le principe de réciprocité.  

Les candidats pourront se renseigner auprès des ambassades suisses ou sur le site de la Commission, qui sera mis à jour dès juillet 2012.

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Traduction et adaptation de l’arabe: Ghania Adamo, swissinfo.ch


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