Sonnée par un «Pearl Harbor» terroriste, l'Amérique compte ses morts

Plus de 300 pompiers sont présumés morts à New York et 85 policiers sont portés disparus. Keystone

Les recherches de survivants des attentats d'une violence sans précédent commis mardi à New York et Washington se poursuivaient dans la nuit de mardi à mercredi, après un discours à la nation du président George W. Bush qui a déploré des «milliers» de victimes.

Ce contenu a été publié le 12 septembre 2001 - 11:07

«Des milliers de vies ont soudain été fauchées par des actes de terreur maléfiques et méprisables», a déclaré mardi soir le chef de la Maison Blanche.

«Nous ne ferons aucune distinction entre les terroristes qui ont perpétré ces actions et ceux qui les protègent», a encore affirmé le président, sans vraiment répondre aux questions de base expliquant ce que de nombreux Américains qualifient déjà de «Pearl Harbor» terroriste: qui et pourquoi?

Les premiers éditoriaux de presse publiés sur l'Internet évoquent mercredi une «nouvelle guerre» et comparent les attentats à l'attaque japonaise contre la base américaine de Pearl Harbor, dans le Pacifique, le 7 décembre 1941.

«Pour une génération de jeunes gens, ce sera leur Pearl Harbor, leur assassinat de Kennedy», écrit le Los Angeles Times.

Plus de 300 pompiers sont présumés morts

A New York, un nombre «énorme» de morts, selon le maire Rudolph Giuliani, sont encore ensevelis sur les lieux de l'attentat ayant détruit les tours du World Trade Center, a indiqué à l'AFP une porte-parole du New York University Downtown Hospital.

Plus de 300 pompiers sont présumés morts à New York, selon les autorités, et 85 policiers sont portés disparus, selon CNN. Le chef des pompiers de la ville et son adjoint sont au nombre des victimes, a déclaré M. Giuliani.

A Washington, plusieurs chaînes de télévision ont par ailleurs rapporté que jusqu'à 800 personnes pourraient avoir péri dans l'attentat contre le Pentagone (ministère de la Défense).

Mais l'Amérique espère encore, alors que le maire de New York a annoncé en fin de soirée mardi que deux premières personnes, ensevelies lors des attentats contre les tours jumelles, avaient été tirées vivantes des décombres.

Des centaines d'ambulances, des camions de pompiers mais aussi des grues, des bulldozers et des pelles mécaniques participaient au sauvetage, alors que tout le sud de Manhattan, jusqu'à la 14ème rue, était complètement bouclé.

A la lumière de puissants projecteurs, quelque 2000 sauveteurs ont commencé à fouiller les décombres des tours jumelles du World Trade Center à la recherche de survivants.

Une Suissesse parmi les victimes

Par ailleurs, une Suissesse figure au nombre des 266 victimes qui étaient à bord des quatre avions détournés par des terroristes, a annoncé mercredi le Département fédéral des affaires étrangères. Elle était à bord du vol Boston-Los Angeles.

On ne sait pas encore si d'autres Suisses, habitant ou se trouvant de passage à Manhattan au moment du drame, se trouvent parmi les victimes.

Absence de revendications

En l'absence de revendication, un responsable américain a fait savoir que les autorités soupçonnaient l'organisation du milliardaire d'origine saoudienne Oussama ben Laden d'être impliquée dans cette offensive sanglante.

Au total, quatre avions détournés ont été transformés par des pirates de l'air en bombes volantes. Deux se sont écrasés contre les tours du World Trade Center, sur l'île de Manhattan à New York, un sur le Pentagone à Washington et un en Pennsylvanie (nord-est) sans que son objectif n'ait pu être déterminé.

swissinfo avec les agences

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