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Sports extrêmes: la sécurité cherche ses marques

Opération de sauvetage en juillet 1999.

(Keystone)

Seize mois après l´accident de canyoning du Saxetbach, huit employés de la société Adventure world seront jugés pour homicide par négligence. Pour autant, le problème de la sécurité dans les sports extrêmes n´est toujours pas réglé.

Les cantons et les milieux intéressés refusent toujours de légiférer en la matière. Pour l'heure, les professionnels doivent simplement respecter une charte de bonne conduite et se plier à une formation réglementée par l'Office fédéral du sport (OFS).

Après l'accident du Saxetbach, la Confédération avait invité les cantons, les institutions et les organisations concernées à se prononcer sur les mesures à prendre dans le domaine des sports d'aventure et des activités à risques. Résultat, aucune instance n'avait jugé utile d'établir des dispositions légales.

L'OFS avait toutefois été chargé d'élaborer des directives visant à sécuriser spécifiquement le secteur du canyoning. Depuis, un groupe de travail a édicté les bases pour une harmonisation de la formation des moniteurs et un code de déontologie à l'intention de la profession.

Aujourd'hui, à défaut de réglementation contraignante, les professionnels du canyoning ne sont donc soumis qu'à de simples mesures incitatives. «Il aurait fallu au moins trois ans pour aboutir à une législation adaptée, souligne Urs Baumgartner, vice-directeur de l'OFS. Le processus était trop long à mettre sur pied. Avec les directives que nous avons édictées, nous parvenons déjà à limiter les risques.»

L'OFS espère surtout que les événements de ces derniers mois - la tragédie du Saxetbach mais aussi l'accident de saut à l'élastique au Schilthorn qui a coûté la vie à un jeune américain - amèneront les prestataires de services à se responsabiliser.

Dans cette perspective, la mise sur pied d'un code de conduite paraît incontournable. «Une première version a d'ores et déjà été divulgué sur l'Internet, souligne Max Etter, président du groupe canyoning. Mais le texte définitif ne devrait être finalisé qu'à la fin de l'année prochaine».

L'objectif est d'aboutir à une charte qui serait signée par les diverses sociétés actives dans le domaine. Le texte fixe notamment les mesures de sécurité à observer et les conditions à respecter pour pratiquer le canyoning de manière professionnelle.

Jusqu'ici, seules cinq sociétés ont signé une première mouture. «Une des clauses de notre texte pose problème, avoue Max Etter. Nous demandons notamment que les entreprises de canyoning contractent une assurance-accident journalière pour leurs clients étrangers. Il faut maintenant négocier cet aspect.»

En définitive, l'OFS espère que les sociétés qui n'auront pas signé ce texte perdront de facto toute crédibilité auprès des autorités et surtout du public.

Pour sa part, le canton de Berne se montre moins optimiste. Raison pour laquelle, il préconise un contrôle supplémentaire. «Un organe indépendant pourrait être chargé de cette tâche, suggère Stefan Reichen, chef de l'état major de l'Office du développement économique du canton de Berne. Par ailleurs, nous envisageons la création d'une fondation qui serait chargée de remettre des labels de qualité ou de sécurité aux sociétés actives dans le domaine du sport extrême».

Le canton de Berne espère que ce modèle pourra être opérationnel dès 2001.

Vanda Janka


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