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Sprint final pour le siège de l'Agence mondiale antidopage

Le siège du CIO est déjà à Lausanne.

(Keystone)

Le 21 août prochain, le siège de l'Agence mondiale antidopage (AMA) sera définitivement attribué. Pour Lausanne et les quatre autres villes en course, le sprint final a débuté. Grandes manoeuvres, déclarations, calculs et espoirs... Le point de la situation.

Dernier épisode en date: l'agence suédoise TT a rapporté, mercredi, que la candidature lausannoise avait été écartée par les directeurs européens du sport, réunis à Stockholm.

Motif invoqué: l'établissement de l'AMA dans la capitale vaudoise, également siège du Comité international olympique (CIO), nuirait à la crédibilité de l'institution. Celle-ci doit promouvoir et coordonner la lutte contre le dopage au plan international.

«Cela avait été affirmé auparavant, mais jamais aussi clairement», a indiqué mercredi à TT un haut-fonctionnaire. Les réticences européennes face à la candidature helvétique ont en effet toujours été connues.

A la Commission européenne, on confirme que la position des Quinze n'a pas changé. L'Union européenne a l'intention de soutenir ses trois candidatures - Bonn, Vienne et Stockholm.

Mais, dans les coulisses, on ajoute que le cœur des Européens penchera pour Lausanne si, au final, elle est opposée à Montréal. Soutenue par l'ensemble du continent américain, mais aussi par les pays du Commonwealth, cette cinquième candidate garde toutes ses chances.

Les grandes manœuvres se poursuivent également en Suisse. Ces derniers jours, la Commission d'évaluation de l'AMA a pris connaissance sur place du dossier lausannois. Elle s'est envolée, jeudi, vers Stockholm. Et, Lausanne poursuit la promotion de sa candidature, en collaboration avec le département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).

Ce lobbying se fait notamment du côté de Bruxelles. Mais l'opposition est également forte aux Etats-Unis. «Il s'agit en fait plutôt d'une réticence au CIO, estime Bernard Métraux. Mais si l'agence veut être influente, elle doit être au cœur du mouvement olympique.»

Le responsable des Sports de Lausanne compte en revanche sur un large soutien du mouvement olympique. Qui détient 17 des 34 voix de l'AMA.

Bref, Lausanne pense avoir encore toutes ses chances. Ce d'autant plus que les Quinze n'ont pas réussi à choisir une candidature unique. Leur dissension affaiblit évidemment les trois villes présentées. Et diminue la pression sur la capitale vaudoise.

Finalement, d'autres éléments, moins rationnels, pourraient influencer certains délégués. En particulier, la ville organisatrice des JO de 2008, ainsi que le nouveau président du Comité olympique seront désignés en juillet.

Caroline Zuercher


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