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Succès pour la conférence des donateurs de Madrid

Pour l'heure, la reconstruction de l'Irak n'en est qu'au début.

(Keystone)

Les participants à la conférence des donateurs de Madrid se sont engagés à verser 33 milliards de dollars pour aider à la reconstruction de l’Irak.

La Suisse a averti que le rétablissement de la sécurité est un préalable indispensable à cette reconstruction.

Cette conférence de deux jours s’est achevée vendredi. Les organisateurs assurent être en mesure de faire état d'un total de 33 milliards de dollars, en additionnant les déclarations des quelque 70 pays et organisations internationales présents.

Cette somme comprend les 20,3 milliards de dollars d'aide américaine que les Etats-Unis entendent réserver au Fonds pour le développement de l'Irak, alimenté par les revenus pétroliers irakiens et qu'ils administrent eux-mêmes.

La Suisse sceptique



La Suisse n’a de son côté pas proposé de nouvelle aide. Elle a par contre promis de continuer ses projets humanitaires en Irak.

«Nous avons déjà consacré cette année 21 millions de francs à l’aide humanitaire pour l’Irak et nous allons faire de même l’année prochaine», a déclaré à swissinfo l’ambassadeur Walter Fust, directeur de la DDC (Direction du développement et de la coopération).

«Nous sommes prêts à engager davantage de moyens financiers, mais pas avant qu’un certain nombre de questions ne soient résolues», a-t-il poursuivi.

Comme plusieurs autres pays, la Suisse a notamment demandé que le mode de fonctionnement du fonds multilatéral soit clarifié le plus rapidement possible et que soit optimisée la coordination entre les différents intervenants.

La Suisse souhaite en outre savoir ce qu’il adviendra du programme onusien «pétrole contre nourriture» avant de mettre la main au porte-monnaie.

Elle a également demandé que la question de la dette de l’Irak, qui touche aussi des entreprises suisses, fasse l’objet d’éclaircissements.

Il faut rétablir la sécurité



La sécurité – ou plutôt le manque de sécurité – est l’une des raisons qui ont poussé plusieurs pays à ne pas faire davantage pour financer la reconstruction de l’Irak. Ce problème préoccupe également la Suisse.

«Plusieurs délégations ont déclaré que l’on ne pourra débloquer des crédits pour financer des projets de reconstruction que lorsque le niveau de sécurité nécessaire pour la mise en œuvre de ces projets sera atteint», a précisé Walter Fust.

«La sécurité est le premier besoin de l’Irak, a en encore martelé le directeur de la DDC. C’est une condition préalable pour pouvoir assurer les besoins de base.»

Walter Fust a rappelé au passage que plusieurs organisation d’aide, parmi lesquelles les organisations onusiennes, ont réduit leur activité en Irak en raison de la poursuite de la poursuite des violences.

Un trou de 23 milliards

Avant la conférence, on estimait que la reconstruction de l’Irak coûterait 56 milliards de dollars jusqu’en 2007. Les 33 milliards promis par les Etats-Unis et les autres participants ne sont donc pas suffisants. Il manque encore 23 milliards.

La conférence de Madrid reste cependant un succès. En effet, les plus pessimistes avait dans un premier temps prédit qu’elle serait un fiasco.

«Nous ne sommes pas venus pour rassembler 56 milliards de dollars en une seule conférence», a commenté le secrétaire d’Etat américain Colin Powell.

swissinfo et les agences


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