Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Suisse-Bosnie: deux accords pour resserrer les liens

Jadranko Prlic, pour la Bosnie (à gauche) et Ruth Metzler pour la Suisse, vendredi, à Berne.

(Keystone)

Jadranko Prlic, ministre des Affaires étrangères de Bosnie-Herzégovine, a paraphé deux accords avec la Suisse. L'un porte sur les transports terrestres et l'autre sur la réadmission des personnes en situation irrégulière.

La Bosnie était le dernier pays de la région à ne pas encore avoir d'accord de réadmission avec la Suisse. Le texte signé par Jadranko Prlic et Ruth Metzler, ministre suisse de Justice et police, ne fait que concrétiser une obligation généralement admise en droit international. Chaque pays s'engage à réadmettre ses propres ressortissants s'ils sont pris en situation irrégulière sur le territoire de l'autre pays.

En Suisse, la question est particulièrement sensible après la visite, en début de semaine, d'une délégation du Mouvement des mères de Srebrenica. Reçues par le ministre des Affaires étrangères Joseph Deiss, elles ont obtenu une aide de 100 000 francs pour le vaste programme d'identification des victimes des massacres. Une somme modique, mais qui s'ajoute aux quelque 50 millions que la Suisse aura dépensé en Bosnie ces trois dernières années.

Mais cette visite avait aussi pour but d'attirer l'attention des autorités sur le sort des 400 mères de Bosnie qui se trouvent actuellement en Suisse, n'ayant plus là-bas ni famille ni maison. Se pose dès lors la question de savoir si ce nouvel accord va faciliter leur renvoi.

«Cela ne changera pas grand'chose, explique Peter Gysling, porte-parole de l'Office fédéral des réfugiés. Cet accord, qui entre en vigueur immédiatement, concernera surtout les nouveaux arrivants, qui par exemple seraient pris sans papiers à la frontière. Mais pour les autres, nous continuons à évaluer chaque cas pour voir s'il est raisonnable ou non de renvoyer les gens».

Quant à l'autre accord - signé cette fois avec Joseph Deiss -, il porte sur les transports routiers de personnes et de marchandises. Il constitue un premier pas vers d'autres accords destinés à faciliter les relations économiques entre les deux pays. Ainsi, Messieurs Deiss et Prlic ont évoqué le texte actuellement en négociation sur la protection des investissements, mais sans s'arrêter sur le cas de la Banque BH de Sarajevo, où s'est évaporé un million et demi de francs d'aide suisse à la Bosnie.

De son côté, Jadranko Prlic n'a pas manqué de remercier la Suisse pour son engagement sur le terrain et s'est félicité de voir - pour la première fois dans l'histoire - l'ensemble des pays balkaniques dotés d'un gouvernement démocratiquement élu. Le ministre bosniaque n'a toutefois pas caché que l'avancée des nationalistes aux dernières élections l'inquiétait. Selon lui, il est urgent d'élargir l'éventail des partis politiques en Bosnie-Herzégovine.

Marc-André Miserez

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

×