Suisses cotées à New York dispensées de serment

Pas de serments sur les comptes pour les entreprises suisses de Wall Street. Keystone Archive

D'ici à mercredi, les grandes sociétés américaines doivent attester sous serment de la véracité de leurs comptes.

Ce contenu a été publié le 12 août 2002 - 22:51

Les entreprises suisses cotées à New York ne sont pas soumises à cette obligation édictée par la Commission des opérations en Bourse.

La SEC, Commission des opérations en Bourse américaine, a fixé une échéance informelle au 14 août à un millier de grandes sociétés américaines pour présenter leurs comptes du dernier trimestre.

Certaines l'ont déjà fait, parfois à grand renfort de publicité, mais la grande majorité d'entre elles n'a pas encore satisfait à cette exigence.

Les multinationales suisses dont les actions sont cotées à Wall Street ne doivent en revanche pas montrer patte blanche ni se soumettre à cette clause.

L'UBS, Novartis, le Credit Suisse Group, Adecco, ABB, Swisscom ou encore Logitech (au Nasdaq) ne sont donc pas obligés de se prêter au «jeu de la vérité», comme certains ont déjà baptisé cette opération.

Ce quasi-ultimatum imposé par la SEC vise essentiellement à rassurer des investisseurs déprimés par les scandales comptables de plusieurs grandes sociétés américaines.

Obligations différenciées

Les sociétés suisses ne sont pas concernées, explique Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, dans une interview accordée à l'Agence télégraphique suisse.

Du moment qu'elles n'ont pas leur siège aux États-Unis et que leur management n'est pas américain, elles sont soumises à une réglementation différente.

Par contre, Swisscom devra fournir un rapport annuel «très» détaillé. Le directeur et le responsable des finances du géant bleu devront y apposer leur signature en guise de caution.

Même avis auprès du Credit Suisse Group, qui indique toutefois qu'il le fait déjà depuis qu'il est coté outre-Atlantique et qu'il fournit même davantage d'informations que ce qu'exige la SEC.

Novartis, le géant de la pharmacie, dit n'être pas non plus concerné, mais précise que cette requête s'inscrit dans le cadre de différentes mesures de contrôle édictées par les États-Unis.

La société bâloise étudie actuellement ce qu'elle devra changer dans la présentation de ses comptes pour être conforme aux nouvelles directives.

«Mais a priori, il n'y aura pas grand chose à modifier», déclare Felix Räber, chef du service de presse de Novartis.

swissinfo avec les agences

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